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Manque d'imagination

 

 

Rien ne va plus ! Je reçois chaque semaine, des demandes d'enquête, de pétition pour défendre les abeilles, les retraités, les OGM, le permis de conduire sévèrement attaqué par les radars, etc. Et évidemment, tout le monde veut de l'argent pour pouvoir agir. Bref, l'État ne fait plus son tra­vail. Le mécontentement est général, quasiment tout le monde a des rai­sons valables de se plaindre. Or, j'ai voulu penser au comment sortir de la cri­se, et je me suis vite rendu compte que je n'avais, à l'oral, que deux sor­tes d'idées :

- soit faire la guerre à celles et ceux qui détruisent notre société. Mais si les possibilités sont infinies, l'idée de base est courte. Elle a fait la preu­ve de sa nocivité ; car la guerre divise, oppose, crée des enne­mis. Elle va à l'inverse du vivre ensemble. C'est une idée stupide.

- soit fuir dans des pensées ultra positives du genre : le pardon est la clé qui ouvre la porte de notre cœur pour laisser sortir l'amour, notre véri­ta­ble nature, le créateur de tous les possibles.Là aussi, il y a des millions de directives du même genre. Cela a un certain succès, car beau­coup de gens croient qu'en changeant nos pensées, nous changerons le monde. Le pro­blème, c'est que notre humanité ne date pas d'aujourd'hui… Il lui a fal­lu des millions d'années pour en arriver là où nous en sommes. Les chan­ge­ment sont lents. Cette pensée, même si elle fait du bien, ne peut à elle seule apporter quoi que ce soit à la résolution de nos difficultés actuelles.

Alors quoi ? Qui ? Où ? Comment s'y prendre pour trouver un axe nou­veau ? En prenant le temps de réfléchir, cette fois à l'écrit, j'ai trouvé cinq autres pistes :

- Une vraie démocratie. Étienne Chouard nous montre la voie. La cau­se des causes de nos difficultés est notre "démocratie" représentative, qui ne représente qu'elle-même, à savoir quelques milliers de personnes ultra égoï­stes et prêtes à tout pour augmenter toujours leur pouvoir, leurs pri­vi­lè­ges et leurs possessions. C'est une évidence qu'ils causent un tort con­si­dé­rable à nos sociétés, partout dans le monde. C'est une évidence aussi, qu'ils se comportent comme Attila, rasant tout sur leur passage. Ils sont nui­si­bles à la vie, tout simplement. C'est vrai et incontestable ; mais la vraie démocratie, en fait l’anarchie, soit l’absence de hiérarchie serait-elle un support suffisant pour résoudre tous nos défis ? Il y a plein de petites communautés ultra démocratiques sur notre Terre. Les indiens d'Amérique ne le sont-ils pas ? Qu'apportent-ils actuel­le­ment à notre planète ? Le sim­ple besoin de vivre sous un tipi au bord d’un ruisseau est-il suffisant ? En tous cas, ils se sont fait anéantir. D'autres sociétés traditionnelles ont aussi leurs exclus, leurs travers parfois très graves. Il nous faut donc ac­com­pa­gner notre démocratie, de nouvelles façons de vivre.

- Et tout de suite, on se rend compte que les énergies fossiles bien disponibles mais ultra coûteuses et pollueuses, sont à l'origine de guerres meurtrières. Si nous trouvions une énergie gratuite, propre et disponible partout, bien des conflits actuels n'auraient plus lieu d'être. La quiétude pourrait s'installer durablement dans une majorité de pays.

- Réorienter nos stratégies guerrières en une stratégie de paix réelle et durable. Or aujourd'hui, l'expression "bon stratège" veut dire bon guer­rier, voire bon magouilleur. Avons-nous encore besoin de mettre ces gens en avant ?

- supprimer toute idée de compétition et la remplacer par la mise en place et le suivi de projets collectifs dès l’école primaire. C'est très différent, comme état d'es­prit, bien plus positif, plus créatif, plus respec­tueux de chacun. Cela aide­rait beaucoup.

Remplacer les politiciens normaux, par des surdoués tirés au sort. Sur­doué veut dire plus doué que la norme. Ils ont une intelligence plus développée que la moyenne de la population ; et ça leur pose un gros problème pour vivre dans notre société, qui du coup, par rapport à eux, est faite de sous doués. Du coup, je me dis que si on remplaçait notre personnel politique normé sous doué par des surdoués, on s'en sortirait mieux… Car que savent faire les sous doués, à part créer des dettes en pagaille pour mettre le plus possible de gens en esclavage ?

Ceux qui s'intéressent aux individus doués, talentueux et créatifs, savent que ceux-ci présentent une plus grande intensité et des niveaux de réaction plus élevés aux stimuli, sur les plans émotionnel, intellectuel, sen­so­riel, psychomoteur et de l'imagination. Ce sont des gens inten­ses et hy­per­sensibles. Ils savent aussi que ceci est une caractéristique normale de leur développement et pas une anomalie ; que c'est justement parce que ces enfants et adultes doués ont une structure psychologique plus fine et une conscience plus organisée qu'ils ressentent différemment et plus in­ten­sément la vie que ceux qui les entourent. Il nous faudrait donc un sys­tème de repérage des surdoués, et apprendre à orienter les plus créatifs d'en­tre eux, vers les systèmes de management collectif.

Et puis démocratiser les monnaies, les rendre symétriques, accorder à tout un chacun, une quantité suffisante de capacités d'échanges. A cet égard, j'ai découvert le système Robin. Vous pouvez l'étudier et même le méditer sur le site de Jean Marc Flament : monnaiehumaine.org

Enfin, il me semble que la compétition des croyances pourrait être un bon départ pour un renouveau organisé.

Et là, je tombe en panne d'imagination d'où le titre de cet article. Com­ment penser que ces quelques "aménagements" à notre vie sociale soient suf­fisants ?

Je ne suis pas le seul à manquer d'imagination. Si quel­qu'un avait la so­lution, cela se saurait, il me semble.