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A Rodez, il y a 25 ans, mon médecin diagnostique des extrasystoles. On essaye de régulariser mon cœur avec un électrochoc. Ça tient trois semaines puis ça se dérègle. Je n'entreprends aucun autre traitement, et fais avec les dix années suivantes. C'est parfois très inconfortable, surtout lorsque je suis stressé, car l'irrégularité des battements de mon cœur augmente alors considérablement. Dans ces moments-là, j'ai carrément peur pour ma vie ; toutefois mon médecin insiste : il n'y a aucun traitement valable, mais ce n'est pas grave, tu ne mourras pas de ça.

Puis, en 1997, pour des raisons professionnelles et familiales, je déménage à Toulouse. Là, on me dit : « attention, c'est très grave. il faut vous soigner », et j'ai droit à deux médicaments : Préviscan et Hémigoxine Nativelle. Ensuite, mon nouveau médecin m'envoie chez un cardiologue à 500 Francs de dépassement. Il faut porter un Holter, passer des tests d'effort, faire des analyses TP - INR tous les mois au minimum (recommandé toutes les semaines), etc. En plus, il rajoute le Sectral qui me fatigue. Quelques mois plus tard, je demande à mon médecin d'ôter ce Sectral de mon ordonnance, ce qu'il fait après quelques semaines de résistance. Puis je continue à me soigner avec de l'Hémigoxine Nativelle et du Préviscan, et à voir des cardiologues (pas souvent). Cet épisode dure plus de 15 ans. Ca n'arrange d'ailleurs en rien l'arythmie qui m'effraie toujours autant.

Ça se précipite :

Or, le 3 janvier 2013, j'achète un BEMER (http://www.therapie-bemer.fr). Et aussi : https://france.bemergroup.com/fr

Courant février, je demande à mon médecin à quoi sert l'Hémigoxine Nativelle, ajoutant que je n'ai jamais remarqué qu'elle produise le moindre effet. C'est pour renforcer votre coeur, me dit-il ; mais après un examen classique, il ajoute : vous avez raison. On peut la supprimer. A long terme, c'est toxique ! Et moi qui en prenais depuis plus de 15 ans...

Le 2 avril, je pars à la montagne, et j'oublie d'emmener le seul médicament qui me reste : le Préviscan. Rentré chez moi, je me dis que je n'en suis pas mort, et décide de l'arrêter « pour voir ».

Le 14 mai, je raconte cet arrêt de prise de médicament à une amie, en lui disant que depuis, j'ai moins d'oublis.

En effet, depuis des années, j'ai des problèmes de mémoire : j'ai beau tout noter, faire attention, j'oublie toujours quelque chose ; Exemple : Je cherche souvent mes papiers et mes outils, mes lunettes et mes mots, même les plus simples. Je dois aller faire visiter un appartement, mais j'oublie les clés pour y entrer ! Je ne sais plus où je viens de déposer mes courses, et même, où j'ai laissé ma voiture une heure plus tôt ! J'ai besoin de ma carte d'identité pour faire éditer un document administratif. Eh bien arrivé à la mairie, je m'aperçois que je l'ai laissée à l'appartement. Me rappeler de mes rendez-vous, même notés est une vraie galère, etc. Ces oublis, rarement anodins, se produisent plusieurs fois par jour ! C'est éreintant, énervant, humiliant. Chacun y va de son petit conseil, mais malgré mes efforts, ça ne change rien. J'ai même l'impression que ça empire.

Je disais donc que le 14 mai, je suis en train de raconter à Martine, que tout ça est en train de s'estomper depuis que j'ai arrêté le Préviscan. Elle me signale alors la dangerosité de ce médicament, car dit-elle, il contient beaucoup de particules d'aluminium, et que justement, ça paralyse certains échanges dans le cerveau !

Le 21 mai, je vais faire une séance  BEMER, chez l'amie d'Yves, un copain. A la fin de la séance, on parle du rééquilibrage de la tension. Or, cette personne a récemment acheté un appareil qui la relève et signale clairement les maladies cardiaques sur son écran. Elle en fait la démonstration. Yves le teste aussi. C'est mon tour. je le passe à mon poignet, j'appuie sur la touche, ça se gonfle. Ma tension va bien, mais ... pas d'extrasystoles ! Je me suis soigné jusqu'au 21 mai pour rien. Depuis quand ? Là est toute la question. Depuis février ? Mon médecin avait-il réellement bien fait attention en prenant mon pouls ? Si oui, est-ce BEMER qui a régularisé mon rythme cardiaque ? Je n'en sais rien. Curieuse coïncidence, tout de même. J'avais des extrasystoles depuis 25 ans, dont 15 ans sous médicaments ; or là, je suis sous BEMER depuis moins de 5 mois, et je n'en ai plus ! Je me souviens d'une nuit inquiétante, début janvier, mais depuis plus rien. Je n'y avais pas fait attention ; car ce qui me marque et m'apaise le plus, c'est le retour à une mémoire normale.

Pour en arriver là, il y a eu une période transitoire d'une semaine, pendant laquelle il m'est encore arrivé d'oublier, certes, mais contrairement à la période précédente, j'ai su réparer les erreurs. Exemples : je dois aller chercher un colis dans un village où je me perds facilement. Je téléphone avant pour avoir une adresse à mettre dans mon GPS ; mais au moment de partir, je suis dérangé et ne pense pas à prendre cette adresse. Arrivé au village, je m'aperçois de cet oubli. Je pense alors à téléphoner pour avoir ce renseignement essentiel.  Il m'est aussi arrivé de poser mes lunettes de vue dans un sac plastique, puis oubliant ce geste, de jeter ce sac dans une corbeille à papier. Lorsque j'ai cherché ces lunettes, il m'a suffi de réfléchir un peu pour les retrouver par déduction. Eh bien avant, le Préviscan m'aurait privé de ces ressources pourtant ultra faciles.

Le 23 mai au réveil, je me suis rappelé que mes problèmes de mémoire courte ont débuté ... quand j'ai commencé  à prendre ce médicament. A présent, je me souvient de cette première fois quand, après avoir fouillé toute la maison, j'accusais toute ma famille d'avoir égaré les papiers de ma voiture, alors que je les avais rangés dans la boite à gants. Je n'avais jamais fait le lien !

Eh bien là, au 29 mai 2013, je peux dire que cet épisode est terminé. J'ai retrouvé une mémoire normale en moins de deux mois ! Car aujourd'hui, au retour d'un séjour à la montagne, je me rends compte que je n'ai rien égaré, ni rien laissé dans la voiture de covoiturage, ce qui était impossible avant. La confiance est revenue. Je n'ai plus de problème d'oubli ni de stress. C'est reposant !

Et pour couronner le tout, hier 30 mai, Christiane, une amie chez qui je fais aussi des séances BEMER, regarde les effets secondaires du Préviscan décrits dans son "Vidal" et me lit : peut altérer les facultés cognitives ! Et dire que ça m'a pourri la vie pendant ces 15 dernières années !

Previscan_change_de_couleur13 avril 2015, le Préviscan change de couleur. Il devient rose par l'ajout d'oxyde de fer.