monnaie-fondante           Il est de plus en plus évident, que la monnaie détermine une partie importante de notre façon de vivre. Or, nos monnaies actuelles sont dangereuses d'abord parce qu'on peut les stocker dans nos comptes bancaires. À partir de là, les banquiers multiplient de nombreuses fois la valeur totale de ces stocks par le système des réserves fractionnaires, et constituent de gros capitaux en vue de spéculer pour ruiner un voisin, une industrie, un pays. On a vu des effets de levier multiplier certaines réserves par 70 et plus !!! La banque prend 1000 € sur votre compte, mais joue sur 70 000 € avec votre argent, argent qu'elle considère comme étant le sien, ce qui la déresponsabilise en cas de mauvaises affaires, puisqu'ainsi, elle obtient le droit de le "perdre"... Le risque d'asservissement vient aussi du fait que ce sont des monnaies fiduciaires qui reposent uniquement sur la confiance, pas sur l'or ou l'argent. On peut en « produire » tant qu'on veut, par simple jeu d'écriture comptable. Or, depuis 1913 aux USA, 1973 en France, les banques commerciales créent de l'argent à partir de rien, lorsqu'elles octroient un crédit. Pire : La banque centrale peut augmenter la masse monétaire pour dévaloriser l'épargne en créant de l'inflation (Quantitative easing). Le but est de ruiner ses créancier, vous en l'occurrence en vous obligeant à travailler plus pour avoir moins.... Elle peut aussi contracter la même masse monétaire de sorte qu'il n'y ait plus assez d'argent pour tout le monde, et provoquer une série de faillites, lesquelles permettront de racheter à bon compte, des concurrents, voire des pays entiers. Et c'est ultra facile, puisqu'il s'agit d'endetter les gens dans un premier temps en lâchant du crédit facile, puis brutalement, de ne plus faire crédit et d'exiger en même temps le remboursement des prêts antérieurs. On les voit aussi corrompre les politiciens du monde entier pour mettre en place une économie dite libérale, alors que c'est un corsetage rigoureux et pénible, qui a pour but, lui aussi, de ruiner des peuples entiers (voir la Grèce et des tas de pays africains). Plus discrètement, sous prétexte de contestation, on incite les peuples à retirer leur argent des banques. De plus, certaines établissements ont manipulé des sommes gigantesques, Clearstream notamment, affaire révélée par Denis Robert. Elles ont triché avec les valeurs de référence, tel le LIBOR, etc. Pour moi, le système actuel favorise les escrocs. Il n'est pas honnête.

        Alors, que nous faut-il ? Ce dont nous avons besoin, c'est de pouvoir acheter des biens que possèdent d'autres personnes, et aussi vendre nos produits et services, bref, échanger. Il suffit d'avoir de l'argent en permanence pour vivre correctement. 

         Réflexion faite, il nous faut deux banques : une d'État : la Banque de France, et une pour la population : la Banque Populaire. Dans le concept que je vais vous présenter, la concurrence ne nous sert à rien. Elle est donc supprimée, et le droit d'exercer annulé. 

      Principes de gestion communs aux deux banques : 

      Elles seront gérées par un collège d'élus et un autre de scrutateurs lanceurs d'alerte. Les élus seront tirés au sort dans une liste de gens sérieux, honnêtes, et qui ont fait leurs preuves dans un des domaines nécessaires à la bonne marche de la Banque. Leur rôle sera la gestion de la Banque. Les scrutateurs seront tirés au sort parmi les inscrits sur les listes électorales. Ils suivront la formation nécessaire au contrôle des élus dans un centre prévu à cet effet. Dans les deux cas, ils n'auront droit qu'à une période dont la durée est à définir. Ils seront rémunérés et défrayés sur factures. Certains pourront travailler de chez eux, par Internet, mais ils devront aller vérifier sur place que TOUTES les données leur sont bien transmises. Ils suivront les principes d'une charte conçue et éditée par les inscrits sur des listes électorales, au même titre que notre constitution. Cette charte ne sera révisable que par Référendum d'Initiative Populaire. Les deux collèges, (élus et scrutateurs), seront eux-mêmes contrôlés par des groupes mouvants français, jamais les mêmes. En cas de faute volontaire, la sanction sera calculée selon le principe de la compétition des croyances. Enfin, aucun groupe financier, français ou étranger ne pourra détenir ne serait-ce qu'une action de ces banques ni n'aura droit à se glisser dans un conseil d'élus ou de scrutateurs. Ce sont les banques des français. Aucune autre banque n'aura le moindre droit sur notre monnaie, ni sur nos échanges intérieurs ou extérieurs, puisqu'ils ont fait la preuve de leur malhonnêteté et de leur dangerosité. Il est même possible qu'elles soient toutes chassées du pays et nos dettes à leur égard ... effacées. 

       La Banque de France

      Elle a deux missions :

1 : veiller à ce qu'il y ait la quantité correcte d'argent en circulation dans le pays. Cette quantité est décidée en fonction de notre capacité à recycler et entretenir notre sol, notre air, eau et semences. Il n'est plus question d'accepter que nous "usions" notre cadre de vie. C'est donc son collège d'élus, sous la surveillance des scrutateurs - lanceurs d'allerte, qui décide combien d'argent elle donne tous les mois aux français, dans le cadre de la création monétaire nécessaire au fonctionnement du pays. C'est elle aussi qui prête à 0 % à l'État ; et donc qui vérifie que les investissements sont rentables, utiles, innovants, sans danger et dans l'axe de la volonté du peuple. La Banque de France contrôle aussi que les prêts à 0 % (intérêts interdits), octroyés par la Banque Populaire aux particuliers, aux entreprises, aux associations, et aux administrations locales, sont bien dirigés et surtout bien remboursés, afin de détruire la monnaie inutile. En cas de non remboursement, il y aura des pénalités basées sur le principe de la compétition des croyances (voir plus haut). On aura ainsi la masse d'argent voulue en circulation dans le pays.

2 : Veiller à ce que nos échanges avec les pays étrangers soient équilibrés. Pour cela, sera publiée la comptabilité par pays et par devise. Cet équilibre étant difficile à obtenir, on convient ce qui suit : si j'exporte plus dans un pays étranger, je fais crédit à 0 % sur une durée à déterminer d'un commun accord à celui qui m'achète plus que je ne lui vends. Si un pays me vend plus que je ne peux lui acheter, c'est lui qui me fait crédit à 0 % sur une durée à déterminer. Ce délai sert juste à trouver un accord sur des produits utiles pour équilibrer la transaction. Si cet accord n'est pas trouvé, l'emprunteur n'est pas obligé de rembourser. Ca calme, comme méthode !!! Ainsi, la liberté de chaque peuple sera potégée. 

      La banque Populaire

      Quatre grands axes :      

1 : Son but est d'abord de protéger des prédateurs, l'épargne des français. En conséquence, aucun établissement extérieur, n'a accès à nos ressources, ni à un collège de gestion ou de contrôle. 

2 : Ensuite, les français ont droit à tous les moyens de paiements habituels, et même à venir, dans la mesure où ils sont acceptés par Référendum d'Initiative Populaire. 

3 : La banque populaire est fondée, en cas de crise, et même si bon lui semble, à utiliser séparément ou en même temps, une ou des monnaies locales, fondantes ou pas, libres ou dirigées. C'est la décision des français qui compte, pas celle de l'État. 

4 : Elle s'occupe des placements de ses ressortissants. Mais sachez que dans ce domaine, on peut se passer des banques.

Ma proposition

Comme nos soucis viennent de trois sources :

- la création monétaire qui ne profite qu'aux banques,

- l'épargne qui d'un côté assèche les circuits financiers dès qu'elle est cachée dans des paradis fiscaux, et de l'autre sert pour spéculer, ce qui double le prix de revient des matières premières et fortifie des lieux de pouvoir non démocratiques.

- Enfin, la monnaie doit rester un outil de mesure des valeurs, pas une valeur elle même. Elle doit être octroyée gratuitement, au même titre que l'est la rue pour circuler, l'éclairage public pour y voir, ou encore le terrain de foot pour y jouer.

C'est de ces  aspects que je vais vous entretenir.

Le problème de la création monétaire est très facile à résoudre. On peut décider que désormais, elle profitera à tous les acteurs de la société ; et donc, dans mon idée, chaque français reçoit en début de mois, une part égale des unités monétaires  créées. Certains l'estiment entre 350 et 450 €. Une autre partie de la création monétaire pourrait être répartie sous forme de prêts à 0 %, (intérêts interdits), aux particuliers, aux entreprises, aux adlministrations, et même à l'Etat.

On peut décréter que cet argent donné d'office ne vaut plus rien au bout de six mois, et que pour lui conserver X % de sa capacité d'échanges, il faut en faire la demande. On a donc une inflation contrôlée en fonction des besoins réels de la population. Et comme personne ne veut garder de argent qui se dévalorise, il est aussitôt dépensé, ce qui favorise l'agriculture, le commerce et l'artisanat local. On a donc là, une monnaie d'échanges, pas de réserve.

Mais la création monétaire octroyée est insuffisante. Donc, en cas de besoin, la banque crée et prête la somme demandée à 0 %, après les vérifications d'usage (permis de construire, acte notarié, factures ou encore business plan). Si cela ne suffit toujours pas, pour relancer la consommation raisonnée et raisonnable, on peut étudier d'autres sources de revenus "automatiques" pour les français. Il y a des gisements énormes dans la répartition des revenus du travail, qu'il soit issu de l'humain ou de machines et de robots. On peut aussi démocratiser la production d'énergie, de sorte qu'un grand nombre de ménages reçoive un revenu complémentaire. On peut encore observer la formation des prix, et supprimer tout ce qui n'est pas nécessaire, telle la spéculation, par exemple. Et récemment, j'ai vu sur Médiapart, que le mille-feuille politique français, coûte chaque année à la France, 130 milliards de plus que le fonctionnement politique de l'Allemagne ! C'est un gisement qui vaut 2000 € par français et par an. Alors, calculez vous-même ce que ça représente pour vous et votre famille !

 Au final

       Pas mal, non ? Si cela vous rassure, faites circuler. A ce stade, on n'est pas obligés d'être d'accord sur tout ! Ce n'est qu'une proposition, ma base de réflexion. Plus nous serons à penser que l'économie se maîtrise et qu'on peut l'adapter à nos besoins réels, en remplacement des délires des malades au pouvoir, plus on s'approchera du centième singe, et plus on aura des chances d'atteindre un haut degré de liberté. En plus, je commence à penser que la diversité est mère de sûreté. Il n'y a aucune raison valable, pour ne pas imposer une concurrence aux monnaies, aussi forte que celles qu'ils imposent aux travailleurs. Plus on aura de monnaies différentes, mieux ce sera, car elles ne seront pas toutes falsifiables en même temps... Il y a des tas d'autres possibilités, telle la monnaie M, basée sur la TRM de Stéphane Laborde. Je suis aussi en train de lire Bernard Liaeter et Margrit Kennedy : Monnaies régionales, de nouvelles voies vers une prospérité durable. C'est un livre précis et très riche qui vaut vraiment le coup. En plus il est bien écrit et bien édité. Il présente entre autres, le SOL. Or, ce système de monnaie solidaire assez mal connu pourrait être intéressant, s'il était modifié, car il est basé sur le très dangereux Euro, manipulé par la BCE pour financer des guerres. Vous avez aussi cette offre qui ressemble à la mienne, mais en plus sophistiqué, etc. Faites vos propres recherches.