encombrants

Gestion des encombrants

 

Dans le monde de l’argent dette, soit on est client des autres, soit on est leur produit. Nous allons examiner ici ces deux façons de faire, sans prétendre à être exhaustif. Je vous préviens, âmes vexables abstenez-vous de me lire. J’ai décidé d’être féroce.

 Le point de départ de cette réflexion est le tas d’ordures qui pousse derrière le Cristal B.

On a, dans notre résidence, des gens qui amènent des produits chez eux, mais qui sont in­ca­pa­bles de les déposer, une fois usés, dans les poubelles prévues à cet effet, (ils les "tombent" juste à côté). Ils ne les ramènent pas non plus à la déchetterie. Le transport ne fonctionne que dans un sens. Ils peuvent apporter leurs achats chez eux, mais pas s’occuper de leur fin de vie. Cela se passe un peu comme pour les bovins qui mangent et ruminent, ce qui est pour eux une occupation à plein temps, mais qui pissent et chient sur place quand ça déclenche. Perso, je leur conseille d’aller de­man­der à la mairie de leur cons­truire un HLM au-dessus du trou de la dé­chet­te­rie. Ainsi, le déclen­che­ment de leur lâcher d’or­du­res n’aura pas d’effet fâcheux sur leurs voisins. Car certains me par­lent des rats qui peuvent avoir envie de venir habiter ce tas bien laid, qui grossit peu à peu. C’est dé­jà fait ! Il y en a deux gros, et ce sont VOS rats. Vous ne pouvez pas vous en plain­dre, puisque c’est vous qui les avez attirés. Sans compter qu’un bovin a récemment trouvé le tas trop haut pour lui, et débuté à côté, des tas plus à sa portée...

On peut trouver des excuses à ces mœurs : d’abord l’habitude, ici réputée bovine, de lâcher ses encombrants n’importe où. Cela dure depuis qu’il y a des animaux sur cette pla­nète, un bail… Oui, mais autrefois, mis à part les squelettes, tout était bio-dégradable. Ce n’est plus le cas. Il faut s’adapter, et pour certains c’est trop dur… Il y a aussi de la vengeance par rapport à la vie que les Menteurs Voleurs Tueurs d’État nous imposent ; mais apparemment ils vous satis­font, puisq­ue vous êtes encore des millions à voter pour eux ! Aux primaires, ils ont même pris 2 € par votant, et fait signer l’accord avec leur programme... qu’ils n’ont pas l’intention de réaliser...

 Bon, il nous faut trouver un accord. Voyons d’abord les solutions clients, c’est à dire celles où nous sommes des acteurs libres et conscients : d’abord, rappelons que les camions tassent nos ordu­res souples, pas des meubles, des tétés, des lits, etc. Ils ne peu­vent amener nos encombrants, il y au­rait des pannes, et ces véhicules sont chers. Et puis il faut trier les déchets pour récupérer tout ce qui peut l’être et abîmer le moins pos­si­ble notre planète, pour autant qu’il ne soit pas trop tard… Enfin, ne faut déposer dans le trou, que des déchets fermen­tes­ci­bles, lesquels servent à produire du gaz qui est converti en électricité. C’est bien foutu, alors ce se­rait dommage de tout saccager. Et puis on le pa­ye, ce service, avec la taxe d’ha­bitation. Du coup, il est utile de rappeler que le dépôt à la dé­chet­te­rie est gratuit pour les par­ti­cu­liers, y inclus pour les pneus qui ont payé l’écotaxe, soit ceux ache­tés à partir du 1er janvier 2005. Les autres paient 2,20 €. C’est pas le bout du monde ! Nous allons rece­voir le calendrier qui nous rappelle tout ça, ce qui me dispense d’entrer dans les détails. Je vous con­seille de le lire.

Jusqu’à présent, la résidence louait un fourgon, et un propriétaire se dévouait pour enlever vos saloperies. Cela coûtait 50 € à chaque fois, très bon marché donc, mais le tas d’ordures était per­ma­nent. C’était sans fin. Vexant pour lui. On ne fait plus, ou alors en échange d’un chèque emploi ser­vi­ce de 100 € net par participant (2 maxi). Mais on a d’autres solutions : appeler EMMAÜS à St Sulpice est le plus simple (05.63.40.49.07). Sinon, on peut de­man­der de l’ai­de à un voisin, c’est mieux que de saloper son lieu de vie ! Et puis, on peut se grou­per une fois par mois. On peut aussi acheter une remorque de voiture avec antivol pour aller à la dé­chet­te­rie et autres services (750 €). On peut poser un com­pos­teur pour valoriser les dé­chets végé­taux et animaux (12 €) ; ça ferait un bon engrais pour les fleurs et réduirait les frais du SITCOM  ; mais il faut le sécuriser pour éviter le vol, et amener l’eau.

On peut aussi demander à la SARL Bonhomme, (05.63.58.05.62), sise route de Castres à Lavaur, de nous ame­ner une benne une ou deux fois par an et de la laisser 4 ou 5 jours, le temps que les résidents y dépo­sent leurs encombrants ; mais cela exige de les conserver jus­qu’à la date de dépôt, ce qui n’est pas agréable, j’en conviens. En plus, cela ne résout pas le pro­blè­me des démé­na­ge­ments, quand les gens laissent leurs déchets à leurs anciens voisins et amis… Cependant, cette tech­ni­que est as­sez bon mar­ché : 120 € pour la benne de 7 m³, 168 € pour la 15 m³, plus 115 € TTC la tonne payés au SITCOM de Belcastel (05.63.58.76.40), puisqu’on ne trie rien.

Si on ne veut rien faire et se laisser porter, on peut demander à DEMA’LOC situé route de Gaillac à Lavaur (05.63.34.66.45 / 06.81.14.25.70), de venir tout trier, enlever et transporter à la déchetterie. Je vous préviens, c’est très cher : 250 € pour la griffe et le camion, plus 750 € de main d’œuvre par jour ; et il faut payer les 115 € la tonne au SITCOM ! Or, on a un nouveau tas d’ordures qui se recrée dès le lendemain.

Il y a aussi la solution de nettoyer l’endroit, (1500 € ?), de le clôturer, puis de faire venir de la terre et de l’éta­ler pour y cultiver une jolie pelouse ou un jardin partagé (+ 3000 € ?).

On peut aussi fermer la résidence par un portail électrique ; mais il faut alors bâtir un local pou­belles au bord de la route, car les éboueurs ne peuvent pas gérer des codes et des bips par dizai­nes. Mais ce local à or­dures en bord de route, il va susciter des dépôts sauvages. Qui va s’en occu­per et à quel prix ?

Autre solution peu coûteuse : on m’a suggéré d’éta­blir une char­te que tout le monde de­vrait ren­dre signée, ce qui permet­trait de renvoyer les occupants indé­li­cats, ou au-moins de leur faire payer leur manque de propreté.

Voilà pour les issues clients que je con­nais, celles où nous sommes des acteurs li­bres et cons­cients. On a donc le choix en­tre gérer nous-mêmes nos déchets, ou payer leur trai­te­ment au prorata de nos tan­tiè­mes.

 

Voyons maintenant la solution où on n’estqu’un produit, en fait une ressource qu’on exploite comme un troupeau de bovins changés en mine d’or ; car ce que je vais vous ex­pli­quer rapporte des milliards, et les entre­prises qui travaillent ce marché sont les plus riches du mon­de. Je vous parle là des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). A ce sujet, je vous con­seil­le la lec­ture de « l’homme nu », de Marc Dugain et Christophe Labbé, publié chez Plon, 17,90 €. Je peux en prêter un exemplaire. Il y a aussi « la siliconisation du monde », de Eric Sadin, publié aux édi­tions l’Echappée, 17 €. C’est sous-titré : l’irrésistible expansion du libéralisme économique.

Nous vivons dans l’ère du numérique. En apparence la navigation est gratuite, mais tout ce qui est bran­ché fait du fric sans aucun accord ni conscience. On est exploités de loin, par des gens sans états d’âmes. Alors tout l’Internet, à savoir : les montres et vêtements branchés, les téléphones por­tables, les lunettes Google Glass, les ordi­na­teurs, les compteurs Linky, les GPS, les ca­mé­ras, etc. sont autant de mines d’or (y inclus les caméras que la mairie à fait poser cet été dans Lavaur). Tout est enre­gis­tré dans des ordinateurs gigan­tesques aux USA. Ensuite c’est mouliné par des algo­rith­mes qui agrè­gent ces infos en dossiers intéressants (textes, dires, photos, vidéos, délations, statis­ti­ques, enregistrements, etc.). C’est monté par personne et aussi par groupes de gens ou d’activités. Les GAFA les revendent à d’autres entreprises ou à des gou­ver­ne­ments ; et quand on sait les étroites relations que ces entreprises ont avec le FBI ou la CIA, ça calme... En plus, il paraît que le quidam ordinaire peut s’acheter ces infos ! Je n’ai pas vérifié.

Alors voilà, il est aisé de poser des caméras derrière notre immeuble, (49 à 74 € l’unité), les­quel­les en­vo­ient les images sur le cloud pour la rafle des GAFA, et aussi à la gen­dar­me­rie. Il faut bien les faire travailler à eux aussi… Ils ont des objectifs à tenir. Ain­si, on leur facilitera la vie quand ces caméras expédieront en mode automatique, (idem GPS), des photos de visages, des silhouettes, (ces logiciels les reconnaissent même de dos), des numéros des plaques minéralogiques qui appartien­nent à la faune à taxer par la vieille méthode des amen­des. Ma foi, si c’est ce que vous voulez… Nul doute qu’elles piégeront des bovins extérieurs à notre para­dis ; mais j’ai aussi vu des dépôts bien de chez nous. Bon, c’est un peu com­pli­qué du côté juridique, mais d’au­tres le font… Et puis les mormons aussi, ont des fichiers, bien mis à jour sur nous et nos ascendants, et nos enfants seront notés. Et il y en a d’autres, qui nous surveillent, les journaux par exemple. Ce n’est pas un hasard. Et puis savez-vous que Bill Gates, le patron de Microsoft a un projet pour éliminer 1 mil­liard de gens ? Savez-vous que le Georgia Guidestones propose de ne garder que 500 millions d’entre nous ? Où vous croyez vous ? C’est fou, çà, d’être si peu conscients !!!