malthus

 

Guide des égarés, lundi 16/01/17,

 Samedi soir, je "voyais" un subtil brouillard qui vibrait, un peu à la façon d’un nua­ge d’élec­trons. Pour moi, c’était un concept qui voulait se montrer, mais je ne savais pas quoi. Com­me ces écrits exi­gent beau­coup de travail, je râlais, du genre : pff, il faudrait que ce soit clair et cré­di­ble ! La nuit pas­sait des­sus. Le dimanche, je lisais « les nouvelles affaires criminelles politiques » de Vin­cent Brousse et Philippe Grandcoing, publié chez De Borée éditions. C’est un bon livre qui parle des plus mé­dio­cres d’entre nous, lesquels se croient au-dessus des peuples, alors qu’ils ne sont que des Men­teurs Vo­leurs et même des Tueurs, qui sapent les forces du pu­blic, au lieu de créer une ambiance serei­ne où chacun jouirait de son che­min de vie. La nuit de diman­che à lundi passait avec un rêve de quête ; et ce matin, j’ai une vérité toute neu­ve que je vous confie :

De temps en temps, je me dis : et si la guerre ne tuait personne ? On n’a ja­mais au­tant tué, ni étés si nombreux ! Si elle n’étei­gnait que de la matière, pas l’esprit ; le corps mais pas l’âme ? Et si la mort n’était qu’un passage vers un re­tour à la vie sur cette planète. Sur cette seule pla­nète ? ... tant qu’on se croit seuls au monde, bien sûr. Et s’il arrivait qu’on se fragmente, sous les bou­toirs de la violence ? S’il arrivait que la cruauté et la peur têtue, nous fassent perde des bouts d’âme qui à chaque réincarnation, nous rendraient plus fragiles, moins vivants ? Les cha­ma­nes le disent : re­coller des bouts d’âmes est leur exploit le plus envié. Cela expli­que­rait pourquoi on est six mil­liards à vivre sur cette terre ; car si, comme le dit Musil, « nous sommes une matière qui épouse tou­jours la forme du premier monde venu », ces bouts d’âmes "cou­lent" là où penche leur reste de cons­cien­ce, donc là d’où ils viennent. Ils renais­sent ici. Leur nombre croît, puisqu’ils ne sont que des por­tions de plus en plus petites d’un nombre toujours égal, d’âmes en lambeaux. Ce n’est pas bon pour notre soi-disant civili­sa­tion, en fait un système de destructions tous azimuts.

De plus, les prédateurs qui nous asservissent, ont besoin d’armes pour piller, et aussi pour se protéger. Il y a plusieurs groupes qui se font la guerre. C’est une lutte sans fin, bête, juste une riva­li­té inutile et fatale, de gens cupides et arrogants. Or, dans notre système d’argent dette, pro­dui­re des armes et s’en servir coûte cher. Aussi, on en vend à d’autres pillards, et à ceux qui ne veu­lent plus se laisser voler ni massacrer. Du coup, il y a de plus en plus de combats. Hier, je lisais que 156 pays sur les 168, sont en conflit ! Et ça va empirer, peut-être jusqu’à ce que toute la planète se batte, jus­qu’à ce qu’il n’y ait plus un seul endroit paisible et libre de pollution. Or, plus on tarde à stopper cet­te logique de saccage, et moins on a de chan­ces de revenir à des vies géniales ; puis­qu’on est à cha­que incarnation moins brillants, moins puissants. De plus en plus reptiliens ?

Cette idée qui dit qu’on ne tue que des corps se précise chaque jour un peu plus. Il me semble que seule la violence fragmente l’âme, pas la mort naturelle. Donc, plus on tue, plus on se tue, plus on blesse, stresse, et plus on nuit à la société dans laquelle on vit. Et puis, il est aisé d’imaginer que les humains évolués, ceux qui savent, et ce ne sont pas toujours les plus riches, quittent ce monde débile après la mort de leur corps, pour aller vi­vre ailleurs, sur d’autres planètes, ou dans d’autres univers, ce qui affai­blit d’autant les terriens.

Or, j’entends dire : après nous le déluge ! On s’en fout que la Terre et ses beautés soient rui­nées. Il y a de la vie ailleurs et sous d’autres formes moins pénibles. Bon, on n’en sait rien, mais ad­mettons. Sauf que, si ce que je vous dis est juste, on est de plus en plus nombreux à être abî­més, puis­que la vio­lence qui nous oppresse, explose nos âmes. Du coup, on peut se demander si dans les autres mondes, pour l’instant rêvés, ils acceptent d’accueillir et de fê­ter des demi portions, des bouts d’âmes déchiquetées… Pas sûr ! En tous cas, moi je ne leur con­seil­le pas de s’y risquer, quand je vois les dégâts que les bouts âmes en détresse font ici !!!

Bien sûr, on peut se dire qu’on n’a jamais fait autant de progrès, qu’on ne fai­blit pas, qu’on va toujours de l’avant. Cela rassure, mais il est vital de séparer ce qu’on voit évoluer, de ce qui n’a­van­ce pas, ou mal. La science est une chose, l’humanité en est une autre. Et d’ailleurs, de quel­le science parle-t-on ? De celle qui invente des armes toujours plus meur­trières ? De celle qui crée des médica­ments létaux, des aliments pollués, des vaccins à l’a­lu­mi­nium, ou encore qui sou­tient des énergies polluantes ? C’est le progrès, ça ? Et celle qui espionne pour voler, vous en pensez quoi ? Nous profi­tons de cer­tains avantages prati­ques : élec­tro­mé­nager, téléphone, avion, train, voitures, etc. ; mais on en voit déjà les limites. Pas sûr que ce soit le bon chemin …

 En conclusion, si cette inspiration a du vrai, on en vient à se dire qu’on est à l’aube d’une liberté nouvelle, car,

 

Au vu de ces mots

Les fiers malthusiens

Ne sont plus très loin

D’être traités d’escrocs

 Pour l’instant, ils sont portés par le courant du pillage qu’on ap­pelle la colonisation ; et dont on veut nous faire croire que c’est une vague civi­li­sa­tri­ce, alors que ça ravage seu­lement. Toutes les excuses sont bonnes pour détruire. D’abord parce que c’est rentable. Et puis la mort est la grande passion de notre anti-civilisations. Or, c’est très difficile d’aller à contre cou­rant. Cependant, on peut changer de flux aussi aisément qu’on change de train. Il va donc falloir descendre à la pro­chai­ne gare, pour quitter le tortillard civi­li­sateur – destructeur, et en prendre un autre, Le Convoi De La Paix. Et un train de la Paix exige des solutions pacifiques, sinon, c’est à nouveau la guerre, et on pollue Le Rail De La Paix.