credit

Quand vous "empruntez" 1000, ils sont créés à partir de rien, juste en inscrivant 1000 à l’actif de votre compte bancaire. En plus, on vous colle des intérêts, assurances et autres charges. Supposons qu’à 3 % TEG, il vous faille rembourser 130 chaque fin d’année sur 10 ans, au total 1300.

Ici, seuls les 1000 souscrits sont imputés à votre compte bancaire. Les 300 exigés en plus ne sont pas créés. C’est à vous de vous en emparer par votre travail ou par d’autres moyens à votre disposition. Mais pour corser la difficulté, chaque somme remboursée est supprimée. Votre richesse produite est détruite ! En plus, du fait que les capitaux s’épuisent, il vous faut consentir à d’onéreux frais d’assurances ; faute de quoi, en cas de maladie, accident, perte, etc., il vous faut payer le crédit jusqu’au bout, au moment où vous n’avez plus le bénéfice de ce que vous avez acheté avec un crédit.

Exemple : capital de départ : 1000 à 3 % TEG / 10 ans, remboursés en fin d’année

 Fin             capital              Reste

d’année    supprimé         en cours

1                  100                     900            L’année 1 vous avez 1000 pour rembourser 130

2                  100                     800            L’année 2, restent 900 pour rembourser 130

3                  100                     700             L’année 3, restent 800 pour rembourser 130

4                  100                     600             L’année 4, restent 700 pour rembourser 130

5                  100                     500             L’année 5, restent 600 pour rembourser 130

6                  100                     400             L’année 6, restent 500 pour rembourser 130

7                  100                     300             L’année 7, restent 400 pour rembourser 130

8                  100                     200             L’année 8, restent 300 pour rembourser 130

9                  100                     100             L’année 9, restent 200 pour rembourser 130

10                100                          0             L’année 10, restent 100 pour rembourser 130

Comme vous le voyez, le capital disponible diminue tout au long de l’amortissement, si bien que l’année 11 votre capital remboursé n’existe plus !!!

Par contre, les 300 d’intérêts que vous avez donnés à la banque en échange de sa création à partir de rien, sont toujours à elle et continuent à circuler et à produire...

Si les banques prêtaient leurs avoirs, les capitaux remboursés seraient conservés et continueraient à circuler ; mais elles préfèrent la technique du crédit qui leur permet d’une part de créer de la monnaie à partir de rien, et donc de prêter bien plus qu’elles ne possèdent ; et d’autre part d’effacer les crédits remboursés, ce qui leur donne le contrôle sur les peuples obligés de les solliciter souvent. C’est ainsi que 95 % de l’argent qui circule est formé d’intérêts acquis aux banques, ce qui leur confère un pouvoir exorbitant. Du coup, il manque beaucoup de sous pour rembourser le capital et les intérêts ; puisque ces derniers ne sont pas créés, et que les capitaux produits à partir de rien sont détruits. 

C’est une technique de pillage, puisque les banques vendent les biens de ceux qui ne trouvent pas de quoi rembourser, ce qui dans ces conditions est pourtant logique ! Cela crée une concurrence féroce entre les gens, et des guerres entre les états ! Or, comme pour n’importe quel autre achat, on devrait considérer que le capital du crédit est acquis à celui qui en a assumé les frais ; ce qui éteindrait illico la compétition, les conflits, le pillage des peuples et le saccage de la planète.

Et en plus, les soldes positifs de nos comptes bancaires servent de caution pour vendre des crédits. C’est la réserve fractionnaire qui leur permet de prêter 10 fois plus que ce qu’elles possèdent. On a même vu des effets de levier à X 70 ! Or notre argent n’est pas laissé sur nos comptes ! Les banques l’utilisent pour spéculer en bourse ou faire des affaires. Danger : il n’y a pas de réserve suffisante en cas de difficulté. Elles prétendent garantir nos avoirs à hauteur de 100 000 € mais ne disposent que de 51 € par compte. C’est pourquoi elles ont fait voter la loi bail-in, qui depuis 2016 les autorise à vider nos comptes en cas de faillite. Et puis elles alimentent des paradis fiscaux. Bref, les banques saccagent nos besoins en monnaie d’échanges.

Elles prétendent que c’est grâce à notre épargne peu rémunérée, le livret A est à 0,75 %, qu’elles peuvent vendre des crédits immobiliers bon marché, ce qui est faux, puisque ces derniers sont créés ex-nihilo ! Au final, malgré qu’on leur rapporte beaucoup, elle ont le culot de nous facturer des frais de gestion !

On nous dit que notre initiative  de monnaie libre va ruiner l‘État ! Faux ! Il peut reprendre sa création monétaire ; l’adapter à nos besoins et en profiter pour supprimer impôts, charges taxes et amendes afin de moderniser le bien vivre ensemble. Et là les financiers qui l’ont endetté vont perdre un bon client. Pareil pour ceux qui se gavent à nos frais, organisent des guerres, des pillages, la pauvreté, le saccage de la planète. Ceci dit, on a toujours vu l’État mentir et piller. C’est pourquoi on peut lui préférer nos choix, lui créer une concurrence pour agir à notre guise avec nos nouveaux moyens.