Le-livre-de-NureaAncienne version chez Pahana books

C’est le livre le plus subversif que je connaisse. Hier, j’ai fait des recherches sur le Net pour avoir des liens à mettre sur mon article : "Les mercenaires invisibles". C’est donc de là que tout part. Il n’est pas subversif au premier abord, il n’est même pas présenté comme tel. C’est juste qu’en le lisant, on comprend la vraie structure de notre société, ce qu’aucun autre bouquin ne fait en si peu de mots : une planche en couleurs de deux organigrammes, une courte présentation d'une société esclavagiste et cinq lignes de texte en italique. Tout le monde peut deviner en quelques minutes !

nurea_nouvelleterreNouvelle version parue chez Nouvelle Terre

Page 73, Nuréa se présente en espionne, puis nous parle des Gina abul à tête allongée dont elle fait partie :

Nous formons une race indépendante aux dessins multiples et variés. Nombreux sont ceux qui, parmi notre vaste lignée, rassemblent des familles belliqueuses en quête de pouvoir et de territoires. Nos routes militaires s’étendent dans l’ensemble de la voie lactée connue, jusqu’aux limites des couloirs intemporels et de la ceinture galactique. Les orgies destructrices assoient notre domination ainsi que notre renommée depuis des temps immémoriaux. Notre violence légendaire est redoutée dans une vaste étendue d’Anriba (notre galaxie). Aucun texte connu n’a pu répertorier notre histoire au complet, tant elle est ponctuée de dévastations et d’amnésies liées aux destructions en tout genre dont nous sommes majoritairement responsables.

 Les sentiers obscurs menant vers diverses sources de minéraux et de minerais croisent systématiquement nos voies commerciales. Toutes nos cartes sidérales signalent ces points stratégiques garants de notre pérennité. Notre technologie requiert une énorme quantité de ces substances tirées du sol. Sans elles nous n’existons pas. Sans elles nous agonisons. Pour les obtenir et les exploiter, nous soumettons de nombreux mondes ainsi que leurs nations. Nous n’hésitons pas à user de la force, mais nos chantages diplomatiques constituent la meilleure arme de dissuasion. Nous élevons la tromperie au niveau d’un art dont aucune des facettes ne nous échappe depuis l’âge de Nimra39. Lorsque le langage diplomatique n’aboutit pas, nous mettons en branle la machine guerrière généralement programmée après une épidémie, un attentat ou encore des menaces extérieures montées de toutes pièces par nos soins, et dont nous prétendons pouvoir contenir les effets par la force au nom de la paix. Or, seul le chaos subsiste après notre implantation et nos multiples extractions minières.

Bien que traversée de tensions multiples et déchirée en son sein, nous constituons une société intouchable. Les différentes familles de notre lignée ne partagent pas les mêmes convoitises ou plus simplement les façons d’obtenir le pouvoir et la sécurité depuis l’âge de Nimra. Un point commun se retrouve toutefois chez chacun d’entre nous : nous exerçons une domination dissimulée dans l’ensemble de nos conquêtes grâce à l’implantation de bases souterraines reliées entre elles à travers un réseau de communication fonctionnant avec l’énergie radiante et les ondes telluriques. Certains d’entre nous, plus particulièrement les femelles de notre lignage, possèdent l’aptitude de dominer les éléments. Cet art associé aux minéraux permet de faire fonctionner nos industries, nos armes et nos vaisseaux. Sans vergogne, nous bafouons régulièrement les législations planificatrices pour assurer nos projets de conquêtes et les pillages au nom de notre survie. Nous sommes le fléau de cet univers et des victimes de l’ombre de Ga’anzir. Dans les temps reculés, nos ancêtres et nous-mêmes vivions en paix. Nous sommes les Gina’abul., (voir l'image ci-dessous).

 Nuréa;gina

Ensuite, page 183 de la nouvelle édition, (178 de l'ancienne), c'est un kingalam qui parle de sa race (image ci-dessous). Le texte est facile à repérer, car il est en lettres italiques  :

      Nous piétinons le temps imaginaire et démantelons vos créations depuis l’éternité. Vous n’êtes que poussière rêveuse croupissant en dehors de toute réalité. Après avoir éliminé la menace que vous représentez, nous emprunterons votre nouvelle fissure temporelle, pour pénétrer dans votre monde et le renverser. La disparition de votre monde nous sauvera tous. Alors, ami ou ennemi ?

Puis sur la page 184 :

 Cette planète est maudite ! Tu auras beau défier le temps à la recherche de ta contrepartie, tu es désormais bloquée ici pour l’éternité...sans retour vers les tiens, dans votre temps onirique et cette matière que vous avez vous-même produite.

 nureaKingalam contre lequel barbélù se bat dans la forêt. Frantz Lasvignes / Anton Parks / Hanaël Parks

      A présent voici le diagramme conçu par Anton Parks pour tracer ces deux lignées et vous aurez les données de base pour commencer à comprendre. 

nuréa, diagramme des lignées

      Voilà pour la présentation de la vraie structure de notre société dont je vous parle plus haut. Il ne faut donc pas s'étonner que l'humanité ait tant de difficultés !

      En résumé : l'humanité a été créée par les musidim pour les servir ; mais les kingalam au sang bleu sacagent les musidim ... et leurs esclaves humains.

      Et ce n'est pas fini ! Nous sommes prisonniers de notre galaxie : son trou noir central serait à très faible émission.

      P 123 on lit : 

- Oui, sa signature, (celle du trou noir central de notre galaxie), est trop faible pour supposer un effondrement gravitationnel ordinaire à l'instar des autres voies lactées. Il se trouve à cet endroit une quasi absence d'émission énergétique. c'est comme si notre Bùranna central (trou noir central) était fermé et privé de son alimentation naturelle"

Notre région lumière fonctionne comme une porte dont on aurait voulu fermer la serrure de l'extérieur, pour empêcher toute transmission d'informations au coeur même de notre matière.

      Or,  dans wikistrike : des physiciens disent avoir trouvé une porte vers une autre dimension ; <<le grand trou noir en rotation Sagittaire A* situé au centre de la Voie lactée. La modélisation a démontré que sa singularité à l’intérieur est «faible» et qu’elle n’est pas en mesure d’endommager un objet qui s’en approche>>.

      D'où la sensation d'isolement, d'être prisonniers d'un monde isolé du reste de l'Univers, ainsi privé de son intelligence.

     Ceci dit, il y a encore plus à comprendre de ceette lecture que je vous souhaite. Vous allez découvrir un autre monde possible.