Etat-Voleur

      Depuis la fin des années 80, j’ai subi de nombreux vols qui représentent au final beaucoup d’argent, de soucis et de temps perdu :

      Une voiture à Nîmes sur le parking d’un hôtel ; et là, bien que cette voiture ait été défoncée le matin même à l’avant et à l’arrière pour tenter d’exploser la buse anti intrusion d’un magasin de sport, elle n’a été déclarée retrouvée que trois semaines plus tard, chez un homonyme du commissaire de police, carrossier de son état…

      Je ne me doutais pas qu’en cet été 1989, débutait une éprouvante série de vols, qui allaient m’amener à reconsidérer la valeur des prestations de l’État, censé assurer le bien être et la sécurité de tous.

      Ensuite, il y avait le larcin d’une caisse de pendule "Louis XIV" qui à cette époque était bien cotée chez les antiquaires. Là, c’était sous la responsabilité des artisans qui réhabilitaient une maison de campagne.

      Puis tout s’accélérait : la carte vitale, qui quelques années plus tard servait à extorquer 822 € à la sécurité sociale, une sacoche dans un bureau de poste, alors que je me levais de table pour acheter un timbre. Elle contenait 800 francs, et aussi les papiers de voiture, y compris le permis de conduire.

      Un scooter et son équipement devant l’immeuble d’un ami, un vélo sur ma terrasse, deux remorques de voiture sur les parkings des résidences où j’habitais, un sac à dos adossé à la roue de ma voiture disparaissait lors de quelques minutes d’inattention.

      Il y en a eus d’autres, à chaque fois vécus comme un viol et une grande déception. En tout, j’estime que cela représente plus d’un an de revenus.

      Et pendant ce temps, l’État, toujours aussi arrogant, exige de plus en plus d’efforts de la part de ses administrés, alors qu’aucune de ses prestations n’est conforme à ses engagements…

      Alors je pose la question : comment se fait-il que l’État, si prompt à mettre des amendes, ne soit jamais sanctionné pour ses millions de manquements ? Comment se fait-il que le montant de ces vols ne soit pas déductible des impôts, puisque c’est l’État qui, à l’aide des banques et des multinationales, détruit la vie économique de ses administrés ? Pourquoi lui autorise-t-on à exercer la moindre coercition, alors qu’il n’est qu’un ramassis de voleurs et de bandits ?