Le pic de lesprit    

      Le pic de l’esprit fait partie des œuvres importantes. C’est un livre d’époque, un livre changement, et même d’apocalypse dans le sens de révélation.

      On ne peut pas le passer sous silence, tant il nous aide à comprendre les clés de la Vie : il débute par les pièges à éviter, puis nous parle du temps doté de son futur collectivement programmé mais individuellement modifiable, et aussi de son passé réversible pour préserver notre libre arbitre ! Il nous branche sur l’attention, l’intention, le lâcher prise, l’espace élastique, la rétro-cognition, les synchronicités, les deux fonctions de l’âme, le vide plein d’informations, l’éternité si vaste qu’on peine à imaginer, et le rôle si crucial de l’Amour. On a aussi droit à des passages oniriques déroutants et aux chutes étonnantes. Tout cela est dit sur le ton badin de randonneurs qui expérimentent ces notions dans la plus grande décontraction.

      Son écriture est simple, mais si dense et si nouvelle, qu’on a besoin de le relire plusieurs fois pour approfondir, puis pour tester et adopter. C’est un livre de chevet, de voyage, de vacances, de ce que vous voulez. Vous le consulterez souvent, probablement des années tant il est en avance sur son temps. Il vous le faut, le plus tôt possible.

      Mais attention, car s’il débloque bien des poncifs, ce livre n’évite pas la culpabilité humaine, et même celle de tout le vivant ! Et là, je ne suis pas d’accord. La culpabilité a toujours servi à accuser pour dominer, asservir, piller, tuer et j’en passe. Elle n’est pas recevable. Il me faut une autre explication, alors voici mon idée :

      Est coupable celui qui sait comment fonctionne l’Univers, et qui use de ce savoir pour tricher. Or ce n’est pas le cas de l’humanité ignorante, même si certains l’ont nommée Sapiens Sapiens... Et que dire des animaux, des insectes, des poissons, des végétaux, des champignons, des minéraux, des paysages ? Ils connaissent les lois de l’Univers, eux ? Et si ce n’est pas nous, c’est qui ?

      Or la théorie de Philippe Guillemant ne dit rien des fausses bases sur lesquelles s’appuient nos lois, ni ne cite ceux qui les ont mises en place et entretenues jusqu'à ce jour. Sauf qu’un squelette bossu, produit un corps bossu, et quand il s’agit d’un art de vivre, c’est catastrophique. Les semences OGM sont un bon exemple : si je les sème dans mon jardin, je n’ai aucune récolte en seconde année, puisqu’elles sont programmées pour se reproduire une seule fois. Là c’est pareil : si les fondations de notre société sont biaisées, alors qu’on n’en sait rien, on ne peut que faire des erreurs en série. Il nous faut les rénover, avant d’envisager quoi que ce soit. Alors autant commencer par l'histoire de notre planète.

     C’est la force des ouvrages d’Anton Parks, puisqu’ils nous recadrent l’histoire de l’humanité, et même celle de la planète et d’un bout de notre galaxie. Là, on voit bien comment on en est venus à notre système mortifère : il nous démontre, tablettes sumériennes à l'appui, que ce sont des généticiennes extraterrestres qui ont terraformé notre planète ; pendant que des mâles préparaient ailleurs leur domination en clonant des guerriers. Ensuite, à l'occasion d'une guerre entre mâles et femelles, la terre a été artificiellement peuplée avec des humains. Et là, il nous fait prendre conscience, que nos ancêtres étaient considérés comme du bétail qui mangeait de l'herbe. D'ailleurs, en sumérien, Adam veut dire bétail, troupeau, animaux. C'est un pluriel. Leur conscience a été volontairement limitée, pour avoir des serviteurs dociles. Nous sommes toujours ces esclaves, puisque nos religions ont encore des gardiens de ces troupeaux : les pasteurs pour les protestants, les pastorales et la parabole du bon berger chez les catholiques.

      Au final, je me dis que grâce à son savoir, sortir des failles du socle sociétal qui torture notre énergie est facile, et la nouvelle conscience de Philippe Guillemant devient alors source de progrès fantastiques, rayant nos misères actuelles pour reconstruire un monde beau, lumineux, plein d’amour et de compréhension, dans lequel la "Nature" dans son ensemble retrouve sa place.

      Avec ces deux auteurs géniaux, on a la voie à suivre pour rebâtir notre soi-disant civilisation, qu’on devrait plutôt nommer anti-civilisations, système d’esclavage et de saccage.

      C’est pourquoi il faut lire les deux :

      Allez, courage, on n’est plus loin du but dont on rêve tous, d’un enthousiasme généralisé qui donne à nos vies, un avenir plus enviable.