shadoksLes Shadoks pompent nuit et jour.

      Mercredi dernier, un ami m’appelle à 8 h 45 pour me proposer d’aller au défilé du 1er mai (mes photos du défilé sont sur ce lien). Je n’y ai jamais participé, sans savoir pourquoi ; et comme je suis curieux et que je n’ai rien d’autre à faire, j’accepte. Nous partons avec ma voiture pour Toulouse. Tout se passe bien, il y a peu de monde sur les routes mais on décide de ne pas entrer dans la ville, alors on se gare face au métro d’Auchan. Il est fermé. Cela nous inquiète, et c’est loin d’Esquirol ; alors nous montons nous garer à Jolimont pour nous rapprocher.

      Nous marchons vite. Alex qui a mal dormi et pas déjeuné, se prend un café chez Starbucks. On continue en remontant l’avenue Alsace Lorraine pour se frayer une petite place parmi le nombreux public. L’ambiance est bon enfant. On croise des connaissances, il y a de la musique, des déguisements, des slogans, heu, réalistes et d’autres plein d’humour et de poésie. c’est sympa.

      Sauf qu’en fin de journée, même quand, nous apprenons que c’est normal que le métro soit fermé un 1er mai, j’ai complètement changé d’avis. Que s’est-il passé ?

      Cela commence par un impressionnant barrage de police dans la rue du poids de l’huile. Je fais une photo. Par la suite, tout ce qui conduit au Capitole est bloqué par des cars de police. J’ai du mal à avaler. Pourquoi se protègent-ils juste eux ? Seraient-ils les seuls à avoir des raisons de craindre de nous ? Et pourquoi devraient-ils me craindre, nous craindre ? Ont-ils fait quelque chose de pas bien ? Mmm ?

      Et puis, il y a ces tentes vertes sur les trottoirs, avec dedans des familles entières. C’est indigne. Plus loin on côtoie la gendarmerie qui est venue en force. Bouh, c’est pas sympa du tout ! Je râle :

      « pff, ça sert à rien », dis-je à Alex.

Il s’énerve :

      « Ce n’est que ton opinion. Dis que tu penses que cela ne sert à rien, mais tu ne peux pas en faire une généralité ».

      « Bon, d’accord. Je pense que ce truc est contrôlé, limité, que c’est nous qui payons ces conneries ; et pas les riches qui placent leur argent dans des paradis fiscaux pour blanchir leurs magouilles, puis dans des niches fiscales qu’ils font voter à leur usage exclusif ».

      Et c’est là que je commence à ruminer mon histoire de shadoks : je me dis que ce sont les riches les assistés, que s’ils sont si riches, c’est grâce à nous qui produisons les richesses ; alors qu’ils ne nous servent à rien et qu’on peut aisément se passer d’eux.

      Finalement, ils font quoi ? Ils pompent ! Où est l’intelligence dans ce pompage qui n’en finit pas ? Quand ils n’étaient pas trop nombreux à pomper, cela se voyait moins, et puis il y avait des espaces de liberté. Où sont-ils désormais ? Où est notre libre arbitre dont on nous parle tant ?

      Notre soi-disant civilisation est basée sur la compétition. Alors, il leur en faut toujours plus ; mais plus ils pillent, plus cela crée des résistances, et plus il leur faut des mercenaires pour tout contrôler afin de pouvoir piller davantage. Cela coûte plus cher ; alors ils pillent encore plus, ce qui crée de nouvelles résistances. C’est un cercle vicieux aussi idiot que les shaddocks ! Cela ne peut que s’écrouler.

      Ils sont si stupides qu’ils n’ont pas encore compris que la source du problème c’est le crédit qui produit des dettes impossibles à rembourser, puisque les intérêts ne sont pas créés. Du coup ils n'existent pas, et c'est soit la planète qui les paie, soit les esclaves humains ! Mais ils continuent à convoiter ces dettes ! Les banques les achètent, se les revendent entre elles. leur économie ne vaut rien, mais ils se vantent d'en posséder des milliards !