Graulhet, maison des jeunesGilets jaunes de Graulhet : réflexion sur les mécanismes dont il faut se méfier, les questions qu’il faut se poser

 Je ne suis pas resté après le repas parce qu’une rage de dents m’handicapait, parce que j’avais froid ; et enfin parce que je voulais ruminer une idée qui méritait réflexion, avant de vous en parler.

Bon, les luttes dissymétriques contre l’État ne m’intéressent pas. Il utilise nos ressources contre nous, pas celles des décideurs ni celles des riches qui blanchissent l’argent de leurs magouilles dans les paradis fiscaux, puis le placent dans des niches fiscales qu’ils se font voter à leur usage exclusif. Pouvez-vous bénéficier du CICE ? Mmm ? Et puis essayez de participer au tour de table de l’aéroport de Toulouse, par exemple… Cela rapporte du 15 % / an, alors c’est pour eux. Nous, on a droit aux 0,75 % du livret A, 20 fois moins ! En plus, il faut accepter de dépenser notre argent en frais de déplacements, d’équipements. Il faut accepter de prendre des coups et de risquer sa santé voire son intégrité physique, le tout à nos frais. Il faut accepter les émotions pourries qui en découlent et qui déforment notre perception de la Vie... Et puis notre temps est utilisé en pure perte car on ne peut rien attendre de ces manifs. Macron l’a dit : « Je tiens le cap ». Enfin, j’ai participé à la manif du 1er mai à Toulouse, et j’ai compris que ce n’est pas mon intérêt d’y revenir. C’était la première fois et ce sera la dernière.

 

tintin_gilets_jaunes-b6d5dPoisson d'avril ! Dommage

J’ai donc réfléchi à une façon ludique, il faut que cela m’intéresse sinon je ne fais pas, de ramener notre projet de bien vivre ensemble, sur un terrain où nous avons des chances de prospérer.

D’abord, il est aisé de constater que nos administrations sont coûteuses pour des résultats pitoyables, voire minables. En plus elles sont opaques, on ne connaît pas le prix de revient de leurs prestations, car il y a des va et vient de subventions qui rendent tout calcul impossible. Elles maintiennent leur domination en nous imposant une architecture grandiose qui fait riche et en impose, mais on n’est pas dupes. Il suffit de savoir à quoi servent nos cathédrales.

Et puis l’État a cédé ses droits régaliens à l’Europe, à des tas d’organisations internationales : OTAN, ONU, OMS, OMC, etc. ; il a reporté sur nos administrations locales, nombre de ses engagements constitutionnels. Ils s’est décrédibilisé avec des dettes immorales et injustifiées. Il ne sert qu’à quelques riches en pillant toujours plus. Bref, nos gouvernements n’en ont plus pour longtemps à vivre. La dictature du Nouvel Ordre Mondial n’est plus loin… C’est le plan prévu depuis le début du XXème siècle pour couler les Nations. Du coup, les impôts locaux augmentent à toute vitesse. C’est sur ce terrain que je veux vous amener. On peut les prendre à leur jeu.

Voici ma piste de réflexion à trois entrées :

  1. objectif : couler un de leurs services en offrant une meilleure prestation.

  2. Choisir ce service en fonction du plaisir qu’on aura à le réaliser, sinon cela ne peut pas marcher.

  3. Choisir un secteur qui favorise notre avenir au niveau local.

Et hop ! Nous voilà en selle pour un galop d’essai. Exemple :

Mon idée part sans doute de notre passage ce matin devant la maison des jeunes et de la culture. Pas très efficace, n’est-ce pas ? Cela consiste au mieux à distraire… Or, nos jeunes sont notre avenir. On a besoin d’eux ; alors aidons-les à prospérer en les passionnant, en leur montrant qu’ils nous intéressent. Il n’y a rien de pire que l’indifférence. On a besoin de créatifs, pas de jeunes en souffrance.

Donc, je vous fais un plan, mais il va falloir le compléter.

L’idée consiste à partager nos compétences avec eux. Mettons sur le net notre offre par secteurs : bricolage, langues, maths, jardinage, couture, cuisine, architecture, maçonnerie, écriture, soudure, menuiserie, travail du cuir bien sûr, etc. Ensuite invitons les gratuitement chez nous et montrons-leur le plaisir qu’ils peuvent tirer de leurs envies. Ils peuvent rendre visite à autant de volontaires enseignants qu’ils le souhaitent, jusqu’à ce qu’ils trouvent leur voie. Pas de reproches, juste des encouragements, des récompenses pour fêter leurs victoires. Et si en plus on est capables de démontrer une rentabilité, c’est top ! On n’est pas obligés de les recevoir par groupes, par un ou deux est suffisant. Il faut qu’élèves et maîtres soient à l’aise. Si ce sujet vous intéresse, je le travaillerai davantage.