perpignan

Compte rendus des RML 13 plus loin + fort ensemble du 23 au 27 MAI 2019

 

  • La  législation sur les boissons alcoolisées dans l’association

(Cette association nationale a des antennes dans chaque département. Elle oeuvre dans la formation et l'accompagnement gratuit des bénévoles : n'hésitez pas à la solliciter. Elle accompagne nos démarches et ne conditionne pas son aide à une adhésion ou une contre partie).

       Le gmarché du jeudi

Photos ?
Commentaires?
Bernard a acheté 3 bouquins, dont un fameux : Eric julien : la science des extraterrestres publié chez JMG éditions;
  • L'ibérisation de la Monnaie Libre

Scan désire tisser des liens avec les étrangers, mais quels liens ?
Il  note qu'il y a beaucoup d’hispanophones vers Toulouse, et  que l'Espagne est un territoire proche, avec lequel nous pourrions travailler.
Il s'interroge sur le choix de la population à démarcher : Le monde de l’alternatif ? la coopérative intégrale catalane ? (elle utilise des banques de temps, et d’autres monnaies alternatives). Pour l'instant il n'a pas encore développé ces contacts. Il a fait un appel pour la traduction et mis des annonces sur le forum.
Il a créé un crowfunding pour rémunérer les personnes qui ont traduit cesium et duniter en espagnol, et
a fait une base documentaire : outil : komun.org     Le site espagnol est : moneda-libre.org
Il n'a pas encore répertorié les personnes qui habitent en France et en Espagne avec lesquelles il pourrait tisser des liens.
  • La visite guidée du cœur de ville de Perpignan 

Nous avons eu l'intense plaisir de suivre les pas et les explications d'Esteban, universitaire, professeur d'histoire de l'art, qui nous a fait découvrir l'évolution de l'architecture de Perpignan, du XVIII au XX° siècle
Nous avons beaucoup aimé les connaissances de notre guide et sa manière de nous les exposer simplement, en nous faisant vivre et comprendre les enjeux architecturaux de chaque époque
Voici ses coordonnées, si vous désirez le joindre : Castaner Esteban 4zWLSPaMuYZcmHDyrrbGVRd6xAwdqwQ2DUgaYUCsutMn
  • La coresponsabilité financière 

 Voir film la co-responsabilité financière. animateur Millicent Billette
En PRATIQUE :
La co-responsabilité financière débute par l’initiation des membres. 
Présentation de deux panières :
- l’une destinée au soutien à l’organisation de l’événement,
- l’autre est une caisse de solidarité entre participants.
Dans la première nous sommes invités à glisser une contribution financière (en espèces, en chèque ou en bon pour junes) dans une enveloppe anonyme.
Dans la deuxième, nous déposons des Euros de solidarité, afin que les participants, dans le besoin (frais occasionnés par le trajet pour se rendre aux RML, l’hébergement, ...) puissent se servir, sans avoir besoin de se justifier.
En THEORIE :
Il s’agit d’expliquer pourquoi contribuer ? Si la solidarité anonyme entre participants nous paraît évidente, la  contribution financière aux RML questionne beaucoup plus. A quoi vont servir ces dons ? Quel montant donner?
Rappel « Ce n’est pas parce que c’est gratuit, que ça ne coûte rien ».
Prenons des exemples pratiques : le café, les jus de fruits, les gâteaux, les repas, les conférences, les visites … ne sont pas arrivés par magie ! La location de salle a été payante parfois. Les organisateurs ont engagés des frais et il est légitime que la communauté participe.
Millicent expose l'objectif : « Repenser le rapport à la monnaie, pour qu’elle aille là où il y en a le plus besoin, plutôt qu’à celui qui mérite le plus, ou qui arrive le mieux à en capter ». 
C'est une nécessaire prise de conscience, une co-responsabilité.
QUAND en parler ?
A quel moment parler de la co-responsabilité financière ? Tous les participants auraient du être initiés, pour agir en toute connaissance de cause. Toutefois le turn-over des participants, du à leurs obligations extérieures, en a empêché beaucoup de pouvoir être présents durant 5 jours. Comment faire pour les absents à cet atelier d'initiation ?
Communiquer sur le choix de fonctionner en co-responsabilité financière, en amont, serait préférable. Ainsi chacun se sentirait concerné, prêt à y participer, à comprendre la nature des besoins exprimés, et à évaluer – en conscience – les postes budgétaires auquel il voudrait contribuer.
BILAN de l'expérience ?
Si la théorie nous a paru claire, la pratique s’est avérée plus compliquée.
Les organisateurs des RML 13 n’étant pas initiés, il n’y avait pas de lisibilité sur les comptes, les frais engagés , les besoins en matériel, en temps, en monnaie, et en bénévolat – d’où l’impossibilité de communiquer sur les coûts.
Comment alors communiquer sur les besoins? et conséquemment sur la légitimité d’une demande de participation ?
Débat :
Cette méthode est superbe sur le papier ; mais n'a pas permis de couvrir les frais.  Il serait peut-être opportun de réfléchir à une autre méthode qui ferait prendre conscience aux participants des frais qu'ils ont eux-mêmes engagés pour être présents, ce qui faciliterait leur appréciation de ceux de l'organisation. 
L'idée est qu'à son arrivée, chacun remplisse un tableau dans lequel il restitue ses frais de déplacements et de logement dans les deux monnaies, puis réponde à la question : est-ce que je fais cadeau de tout ou partie de mes frais à la communauté ; en précisant bien ceux en euros, et ceux en junes. 
Et comme les frais des organisateurs seraient présentés en haut de la feuille, chaque participant se rendrait aisément compte des frais et des efforts fournis par l'organisation ; et  alors consciemment, verserait sa participation supplémentaire en euros et en Junes.
 Enfin, pour respecter l'idée de 1000i100, ceux qui s'estiment économiquement faibles, pourraient anonymement demander une aide en junes, voire en monnaie dette. 
IDÉE : Bernard,  lors d'une discussion avec les membres d'une monnaie locale de Cordes sur Ciel, "le CEP", a imaginé que l'année prochaine ils distribueraient, à l'entrée de la foire, 100 unités d'une monnaie alternative, pour que les visiteurs puissent se familiariser avec cette monnaie en achetant des produits aux exposants !
Après-tout, les banques créent bien l'argent ex-nihilo. pourquoi pas nous, y compris lors des RML 14 ? 
Cela simplifierait nos financements ; car tout ce qui est dépensé en Junes ne l'est pas en euros.
En conclusion : pourquoi ne pas créer un compte portefeuille-évennement, sur lequel serait automatiquement allouée une somme forfaitaire? Idée à faire valider par la communauté de la monnaie libre ! 
Suite  : voir la répartition en co-responsabilité financière le dernier jour.
  • Les Circles UBI

Martin ayant été à Berlin, pour présenter la ML, certaines personnes rencontrées alors, (originaires d'Allemagne, d'Irlande, de Pologne, du Guatemala,  et d'Italie), sont venues aux RML13, afin de nous présenter les circles UBI.
Beaucoup d'individus souhaitent adhérer à cette monnaie qui est un revenu de base qui vient de "la base". Pour l'instant, ce n'est qu'un projet.
Il faudra télécharger l'application, se faire valider, puis on recevra des circles individualisés à notre nom : exemple Alicecoin ou Bobcoin. Alice fera des achats-ventes avec Bob, au moyen des Alicecoins et des Bobcoins. Le réseau de confiance s'établira entre les personnes qui ont des "coins"="jetons". Le taux de croissance et la fonte de la monnaie seront décidés par les utilisateurs, en fonction de leurs possibles échanges et du nombre de personnes existant dans leur région. Il sera aussi possible d'ouvrir des comptes porte feuille. Il existera une plateforme d'échanges et une place de marché, en ligne.  La blockchaine est implémentée dans Ethereum.
A Berlin, il y a un café qui est un lieu de réunion et d'expérimentations pour les échanges en circles.  
  • Les porteurs de paroles

Cette technique d'animation de rue est utilisée par les travailleurs sociaux, pour que les habitants se réapproprient l'espace public et recréent du lien social. Pour notre association, elle peut susciter une interrogation, un questionnement chez les passants, afin d'éveiller leur curiosité
Le principe :
    Nous devons imaginer un slogan, l'afficher  (sur nous par exemple) et recueillir les réponses des passants (sur des cartons que nous afficherons ensuite aux yeux de tous).
    En pratique, nous rencontrons des difficultés:
        - le choix du slogan. La question doit être ouverte, s'appuyer sur le vécu des personnes et ne pas sentir le prosélytisme. (par exemple fuir les questions fermées de type "Etes-vous pour ou contre … ?" qui ne favoriseraient pas l'expression, éviter l'interrogation  absconse, trop abstraite ou compliquée à comprendre et enfin bannir les questions téléguidées vers notre association)
        - l'installation. Où se positionner ? (être visible, sur le passage, mais pas au point de gêner la circulation des passants) Il semble nécessaire de créer une "zone moineau", c'est à dire un espace d'affichage où nous ne pénétrons pas et où les personnes peuvent lire tranquillement les réponses des autres. Nous devons nous tenir en amont du flux des passants ou en léger retrait.
        - qu'est-ce qu'un porteur de parole? C'est celui qui recueille les réponses des passants, les aide à les reformuler.  (Il est plus facile de mener ce questionnement à 2 car l'un des deux parle et l'autre prend des notes; la rédaction des cartons se fait à part -en s'appliquant-.) La difficulté réside dans la reformulation, donc l'écoute de l'autre (en reprenant ce qui vient d'être dit, sans l'influencer ni déformer ses propos), puis en lui demandant la synthèse qu'il accepte, en communiquant son prénom et son âge. 
COMPTE RENDU du T. P.
Nous avons noté qu'une question faisant appel à l'émotionnel de la personne favorisait la communication. 
Notre exemple, avec pour TP, la question : Un cadeau c'est quoi pour vous ?
Nous avons immédiatement constaté que chaque personne interrogée a répondu avec beaucoup de naturel, sans hésiter. Nous avons pu très facilement écrire les réponses sur les cartons, ce qui a facilité la participation des nouvelles personnes interrogées à l'aide des exemples à l'appui, une ouverture vers la réflexion et le partage des ressentis.
c'est une bonne technique pour intéresser et questionner, mais du point de vue de Bernard, la fenêtre de questionnement est étroite. il faut sérieusement s'entraîner avant. 
  • L'argumentaire pour un commerçant prêt à adopter la Monnaie Libre

Voir film témoignage de JOAO
COMPTE RENDU ?
  • Les plantes médicinales à faire pousser dans son jardin ?

voir diaporama d'Annouk Lefloch. Son exposé a été Passionnant ! 
Elle a su nous faire partager sa passion : en s'appuyant sur quelques belles photos de plantes médicinales, elle nous a présenté ces différentes variétés, leurs propriétés, les modes d'extraction des substance actives et la posologie.
Elle s'est mise à notre niveau et a répondu avec aisance à nos questions.
Pour prolonger son exposé, il a été décidé de fabriquer un bac de permaculture devant la médiathèque de Corbère  (où ont lieu les permanences de monnaie libre 66) et d'y cultiver des plantes médicinales.  
(Nous y associerons les scolaires, afin que l'impact soit plus efficace.)
  • La visite d’un « moulin » oléicole de Millas et la dégustation d’huiles, d’olivades et de vins

Le vieux moulin n’est plus,  mais la mécanisation est venue au secours des techniques traditionnelles . Après cette visite des installations, on comprend que cette coopérative ne traite que les olives produites dans le département et nous savons tout sur les secrets d’extraction de cette huile vierge extra. 
Nous avons été ensuite invités à une sublime dégustation d’huiles et d’olivades (purée d’olives). Nos papilles ont été agréablement surprises par la diversité des arômes proposés (les fruités, , les intenses et les aromatisés) : un festival de saveurs.
Ensuite, les producteurs de la cave Forca Real de Millas, nous ont invités à une dégustation de vins du Roussillon, de vins doux naturels, et de San Marti. Une orgie ! 
bien choisir son huile d’olive:
COMPTE RENDU ?
un bon moment aussi !
PHOTOS ?

       Le gmarché du samedi

PHOTOS ?
COMMENTAIRES ?
  • La présentation d’initiation à la Monnaie Libre

  • Dans cette présentation, Gérard insistait sur la nécessité de connaître l’historique de la création des monnaies.
  • Il nous a parlé ensuite de la banque de France, sa création et ses modifications dans le temps.
  • A suivi l’évocation de la réserve fédérale américaine et de la loi du 3 janvier 1973 (où l’état s’est interdit de créer la monnaie, et s’est obligé à emprunter aux banques commerciales -accentuant considérablement le montant des intérêts versés aux banques.)
  • Après cette présentation, un débat a été ouvert. Les points suivant ont été évoqués :
  • - la différence entre monnaie dette et monnaie libre,
  • - la nécessité de présenter gchange,
  • - la participation à la co-création monétaire (le parcours pour devenir membre). 
  • La présentation et la visite du jardin en permaculture d’André Trives, à Elne

Elne, un patrimoine mais aussi des permaculteurs - 
Si on se base sur les mines réjouies des visiteurs et les sourires entendus des jardiniers, il ne fallait pas rater la visite des jardins d’André Trives, à Elne.
Quoi de plus passionnant que ces fruits et légumes aux couleurs aguicheuses, ces belles  aux pétales frémissants, cette faune qui grouille et ces parterres vivants et colorés !
André Trives, jardinier permaculteur passionné et passionnant, nous a invité à cheminer dans son magnifique potager et nous a livré quelques unes de ses stratégies : édifiant ! 
COMMENTAIRES ?
très intéressant.
PHOTOS ?
  • La fiscalité et la Monnaie libre

  • Les approches de la fiscalité sont très diverses :
  • - Certains prônent le déni de la fiscalité, étant surs qu’ils ne risquent rien,
  • - D’autres  ne se sentent pas concernés par le système fiscal,
  • - Les derniers voudraient bien mais ne savent pas comment faire ?
  • Suite à ces divergences, dans les Pyrénées Orientales, nous avons demandé à rencontrer le directeur des services juridiques des finances publiques .Cette entrevue aura lieu bientôt et nous vous ferons part de sa réponse.
  • Bernard n'est toujours pas d'accord avec l'idée qu'on doive payer des impôts sur nos échanges en Junes.
  • Il les considérer comme un stock de classe 5, alors que seuls les résultats en euros de classe 7, (le bas de bilan),  sont imposables. Du coup, il a retrouvé pour nous le fil de discussion du forum monnaie lire. Matiou avait photographié le diaporama. Il nous conseille de le lire avec attention : https://forum.monnaie-libre.fr/t/imposition-sur-le-revenu/3061/26                              
  • Et puis, dit il,  l’impôt n’est pas nécessaire ! En effet,  des gens expriment leur peur de voir l’État faire faillite, et compensent cette peur par l'ignorance des arguments de ceux qui risqueraient, en cassant son équilibre, de mettre leur sécurité en danger. Selon eux, l’impôt est nécessaire pour assurer ses pouvoirs régaliens, ses monopoles, sa prédation, sa coercition, et les privilèges de ses serviteurs. 
  • Sauf qu’on peut obtenir une bien plus grande sécurité pour tous, sans impôts, charges taxes et amendes. C’est connu depuis des lustres. Le système Robin de Jean Marc Flament en est un exemple (voir sur YouTube :https://www.youtube.com/watch?v=eyGSpllN2dw). Bien des peuples ont vécu et vivent toujours sans ce système esclavagiste qu’on appelle l’argent dette. On en voit d’ailleurs tous les jours les défauts : guerres, chômage, terrorisme, corruption, attentats sous faux drapeaux, désinformation des peuples, pollution organisée de la planète, etc. Or, on peut aisément s’en passer. Démonstration : 
  • Vous voulez améliorer la voirie de votre commune ? Vous rêvez d’une piscine ? Vous souhaitez bénéficier d’un enseignement plus riche ? Facile : il suffit de faire établir des devis, de choisir celui qui prend le mieux en compte les besoins répertoriés, puis d’écrire des chiffres électroniques sur le compte payeur de ces dépenses. En ce moment, ce sont les banques privées qui écrivent ces chiffres et les soumettent à intérêts ; mais nous, nous savons aussi écrire des chiffres, qui plus est sans intérêts destructeurs de la planète et des gens ! 
  • Les propriétaires des banques sont des individus comme nous ; sauf que leur culture de prédateurs leur fait inventer des solutions qui les arrangent, mais pas dans l’intérêt général. 
  • Et à partir du moment où on comprend qu’on peut financer ce qu’on veut en créant notre propre monnaie sans frais, à partir du moment où on comprend que l’argent n’est qu’une mesure, un art de comparer, il est aisé d’admettre que les impôts sont inutiles, puisqu’ils servent uniquement à enrichir quelques-uns, au détriment de tous les autres. N’oubliez jamais que les riches prennent aux pauvres, bien plus que ce que les pauvres captent des riches ; et que par conséquent, ce sont les riches, les assistés. 
  • La valeur monétaire que nous voulons donner à la june 

Les points de vue divergent fortement.
La première question relève de la destination du dividende universel : doit-il suffire à couvrir tous nos besoins ?
Le revenu de base est-il comparable à un RSA (302 junes équivaudraient à 559€ , soit 1 june = 1,85€) ?
        OU doit-il couvrir le seuil de pauvreté (302 junes équivaudraient à 855€, soit 1 june = 2,83€) ?
        OU est-il égal à 50 % du plafond de Sécurité Sociale (302 junes équivaudraient à 1688€, soit 1 june = 5,59€)
        OU est-il un complément ?
Bernard a fait une proposition à la fin de ce post : http://jesuisunraleur.canalblog.com/archives/2018/10/07/36764131.html ; mais c'est la pratique de chacun qui décidera. Complété le mercredi 19 juin.
D’autres refusent toute parité et évaluent la valeur de chaque transaction, en fonction de critères qui leur sont propres (Godel -théorie de la relativité).
La deuxième question est : souhaitons nous que la june soit une monnaie spéculative ? 
Cela me semble risqué, si on veut changer de paradigme. de plus c'est très inégalitaire.
La valeur de la june pourrait être décidée au niveau de chaque groupe local. Auquel cas sa valeur serait très augmentée par rapport au "cours" pratiqué aujourd'hui sur gchange,  afin d'augmenter "le pouvoir d'achat" et le nombre d'échanges. c'est à tenter en groupe, pour éviter l'épuisement de ceux qui jouent le jeu, puisqu'ils vendent moins cher que la norme actuelle.
  • Le jeu Géconomicus

Mireille Grygiel (organisatrice du géconomicus), a fait un compte-rendu, sur le site du sou: https://www.le-sou.org
A noter le lien très intéressant sur son explication et ses commentaires du jeu, dans l’article sur le géconomicus(https://www.le-sou.org/2019/04/08/retour-jeu-geconomicus-angers-dimanche-24-mars/)
 (dîtes-moi si vous avez besoin des photos : oui)( et du tableau des résultats, je ne sais pas le copier ici) je crois que c'est inutile : ton explication étant bien détaillée 
10 joueurs pour la partie monnaie dette, 
12 pour la partie monnaie libre (nous n'avons pas tenu compte des 2 joueurs supplémentaires dans les résultats),
 5 joueurs-animateurs, banquiers dans la 1ère partie, puis "assistants" à la distribution des DUs.
 Les animateurs se sont concertées, au préalable, pour déterminer les règles du jeu et l’animation, de façon à être performants dans le timing et le déroulement du jeu.
Le jeu s’est déroulé en 2 parties de 1 h 30 chacune. Chaque partie comportait 8 tours de 4 minutes. Les temps entre 2 tours ont été très brefs. Avec 5 banquiers, dont 1 cumulait la banque et le tableau morts-naissances, et les autres la banque et l’animation générale, les saisies ont été rapides, les joueurs ont peu attendu, et tout le monde a été satisfait.
Voici les explications données aux joueurs :
Ce jeu a été inventé par une femme, Sybille Saint-Giron qui l’avait appelé « jeu de la Corbeille ». (voir sur internet : le jeu de la corbeille)
Il a été modifié et renommé « Ğéconomicus » (jeu de l’économie) 
C’est un jeu de cartes, qui ressemble un peu au Monopoly : vous achetez et vendez des cartes, au moyen de pièces ou de billets.
Nous utilisons les pièces fabriquées par Stéphane J., merci à lui.
Le jeu se déroule en 2 parties, d’environ 1 h 30 chacune.
Ce jeu simule une économie pendant toute une vie humaine, c’est à dire 80 ans (l’espérance de vie moyenne des humains en Occident). 
La 1ère partie simule une économie en monnaie-dette, la seconde une économie en monnaie libre.
Le jeu se déroule en 8 tours. Chaque tour dure 4’ et représente 10 ans de votre vie. 
Vous  représentez des humains d’âges différents et au cours du jeu, vous avancez en âge puis vous mourez, puis vous revenez dans le jeu en tant que nouveau-né.
On peut comparer la société humaine à une fontaine : c’est toujours le même jet, mais ce ne sont pas les mêmes gouttes qui le composent. De la même façon, la société humaine est composée d’humains différents.
Cette notion très importante de flux a été prise en compte par Stéphane Laborde pour déterminer les qualités de la monnaie libre. 
80 ans, c’est long. Parfois, les joueurs trouvent le jeu trop long. Dites-vous que vous participez à une expérimentation qui procure souvent un déclic de compréhension (chez les enfants aussi), et que vous rendez service à la communauté de la monnaie libre. L’idée est de publier les résultats d’un maximum de jeux Ğéconomicus. Pour que les résultats soient exploitables, il faut suivre les règles qui seront expliquées… et faire quelques efforts. D’autre part, dans la vie réelle, les effets de la June ne seront visibles que dans 10 ou 20 ans. Aujourd’hui, 1700 personnes sont inscrites, il faudra peut-être attendre que nous soyons 1 million pour constater ses conséquences sur l’économie et le comportement humain. 
Les carrés représentent des valeurs économiques, c’est-à-dire tout ce que l’être humain peut créer. Exemple : vous voulez construire une maison, pour ce faire vous avez déjà 2 murs ; vous devez acheter les 2 autres murs ; une fois les 4 murs réunis = le carré , vous avez créé une maison. Vous pouvez aussi imaginer que vous créez plein d’autres valeurs économiques : une chanson, un poème, réparer une machine à laver, donner un cours de musique, etc.

Partie en monnaie dette.

Prix des cartes : carte basse (= faible) (alimentation) : 1 unité
carte moyenne (= intermédiaire) (culture) : 2 unités
carte haute (=supérieure) (énergie) : 4 unités
Valeur des pièces : toutes les pièces valent 1, quelle que soit leur couleur.
Au début du jeu, l’ animateur distribue à chaque joueur 4 pièces.
Chaque joueur part donc dans le jeu (la vie), avec un crédit de 4, qu’il devra rembourser à la banque. Le joueur paye 1 unité d’intérêts, à chaque tour, jusqu’au tour où il rembourse le crédit de 4 (+ l’intérêt).
Nous ne sommes pas toujours conscients que, même si nous-mêmes, nous n’avons jamais rien emprunté, nous n’avons des liquidités que parce que quelqu’un d’autre, ou l’État, a emprunté à un moment donné. L’État  emprunte pour payer une partie des salaires des fonctionnaires. On croit que nos impôts servent à payer les fonctionnaires, les routes, etc., mais c’est faux, du moins, en partie.
Certains d’entre vous vont préférer ne pas emprunter dans le jeu, parce que qu’ils n’empruntent pas dans leur vraie vie, mais on ne vous demande pas de reproduire ce que vous faites dans votre vraie vie, on vous demande de reproduire dans le jeu ce qu’il se passe dans la société actuelle. D’où vient ce fichu argent ? 95 % vient des emprunts : sans emprunt, pas d’argent. Donc, allez-y, n’hésitez pas, empruntez, imaginez que vous êtes l’État, n’oubliez pas qu’1 tour équivaut à 10 ans de votre vie, et qu’il vous faut absolument de l’argent, n’oubliez pas non plus que vous rendez service à la communauté de la monnaie libre, en permettant au jeu d’avoir toute sa pertinence.
Quand le joueur n’a plus de monnaie, la banque saisit tout ou partie de ses biens : elle prend, en cartes, le double de ce qu’il doit en pièces. 
1 joueur meurt à chaque tour.
A leur mort (et à la fin de la partie), les joueurs passent d’abord à la banque régler leurs dettes, puis vont voir l’animateur du tableau morts-naissances, lequel note ce qui leur reste, dans les colonnes adéquates.

Partie en Monnaie libre

Dans le système monétaire actuel euro, les bénévoles des associations, les personnes qui restent à la maison pour s’occuper de leurs enfants, les artistes qui mettent parfois de nombreuses années à « produire », les étudiants, etc. ne sont pas reconnus comme créateurs de valeurs.
Avec la ML, c’est l’inverse, chacun est co-créateur de la monnaie, sous forme d’un Dividende Universel, ou DU.
Dans le jeu, tout est affiché en DU, les cartes et les pièces.
Dans cette seconde partie, nous ajoutons un paramètre dont nous n’avons pas tenu compte dans la 1ère, à savoir que  la valeur de la monnaie varie au cours du temps, en effet le prix d’un ordinateur aujourd’hui est différent du prix d’un ordinateur il y a 10 ans, et de plus, l’ordinateur n’est pas le même.
Nous donnons donc des valeurs différentes aux pièces, en fonction de leurs couleurs, et nous changeons ces valeurs tous les 8 ans.
les valeurs des cartes
  • carte alimentation = 3 DU (valeur basse)
  • culture =6 DU (moyenne)
  • énergie = 12 DU (haute)
les valeurs des pièces   au 1er tour  
  • pièces rouges : 0,5 DU ( valeur basse ) 
  • jaunes : 1 DU (moyenne )
  • vertes : 2 DU (haute )
  • (bleues : 4 DU, en attente )
Au début du 1er tour, 
nous distribuons les DU, 
  • 7 DU par joueur, soit
  • 2 pièces de chaque couleur en jeu : 2 rouges (1 DU) + 2 jaunes (2 DU) + 2 vertes (4 DU) = 7 DU 
  • vous avez tous un pouvoir d’achat de 7 DU (pour 8 ans)
  • dans 8 ans, vous aurez 7 nouveaux DU.
  • dans la monnaie réelle, la June, les personnes inscrites, créent tous les jours 1 DU.
A la fin du 1er tour,
l’animateur distribue 2 pièces bleues à chaque joueur = 8 DU,
chaque joueur rend 2 pièces rouges = 1 DU ou 1 pièce jaune = 1 DU, 
le joueur a alors bien son nouveau DU, soit 7 DU.
S’il reste des pièces rouges chez certains joueurs, l’animateur échange 1 jaune contre 2 rouges (pour faire disparaître tous les rouges) ;
s’il reste une pièce rouge à un joueur, il la perd .
(en conservant les valeurs « d’origine » des pièces, quand le joueur perd 1 pièce rouge, il ne perd que 0,5 DU).
On rend ainsi 2 unités de couleur basse pour récupérer 2 pièces de la couleur en attente qui vaut 8, c’est donc équivalent à injecter 7 unités nouvelles dans l’économie. Comme il y a déjà 7 unités présentes, on double ainsi la masse monétaire à chaque tour. Comme on décale les couleurs vers la gauche, on divise in-fine par deux la valeur de chaque pièce et donc on revient bien à la même masse monétaire. En relatif la masse monétaire ne bouge donc pas, malgré les apparences quantitatives.
Puis l’animateur fait tourner les pièces :
  • la rouge passe « en attente » ;
  • la jaune devient « valeur basse » ;
  • la verte… « valeur moyenne » ;
  • la bleue… « valeur haute. 
Les morts sont aussi appelés à la fin de chaque tour, remettent leurs cartes et leurs pièces dans le jeu.
Les nouveaux-nés reçoivent le nouveau DU, soit 2 pièces (= 8 DU) de valeur en attente, et piochent 4 cartes de valeur basse.
  • Commentaires après le jeu :
Certains joueurs n’ont pas pu payer la banque. Nous avons laissé leurs résultats en négatif. Comme chaque joueur représente des tranches d’humains d’âges différents, on peut en déduire qu’une partie de la population « est à la rue », « a tout perdu », et doit vivre de charité, de vol, de troc ou réinventer une autre monnaie d’échange, comme les Grecs, ou les Américains après la crise des « subprimes » .
Dans la vie réelle, en cas de crise bancaire, c’est la population qui renfloue la banque.
 
Dans la partie monnaie dette, l’écart type est de 766 % avec la banque, la moyenne (des valeurs produites) par joueur est de 5,
dans la partie monnaie libre, l’écart type est de 16 % , la moyenne par joueur est de 33!!!
Plus l’écart type est élevé, plus la différence entre les riches et les pauvres est grande.
(les rectangles bleus représentent les quantités de valeurs produites par chaque joueur).
« Entre ces deux phases de jeu, il y a seulement les règles de création/répartition monétaire qui ont changé. Les joueurs devaient effectuer les mêmes types d’échanges mais le système comptable qu’ils utilisaient avait été transformé.
Il en résulte ici une production de valeur plus grande et une disparité moins forte en utilisant le système simulant une monnaie libre. En comparaison avec un système monétaire centralisé à qui les joueurs doivent payer un intérêt pour utiliser leurs chiffres de comptabilité, la comparaison est frappante. »(Paulard, RML12)
Dans la partie monnaie libre,
 à partir du 5ième tour, les  joueurs ont pris seuls leurs DU et ont fait tourner les valeurs des pièces,
 3 joueurs-adultes se sont "associés" en coopérative : ils ont mis en commun leurs cartes et leurs pièces. Les 2 enfants présents se sont joints à eux très rapidement et se sont bien amusés.
 
Les joueurs se sont définis comme stressés, combatifs, compétitifs, en monnaie dette, et
détendus, coopératifs en monnaie libre. 
Par contre, certains joueurs ont trouvé difficile et fastidieux le changement  des valeurs en monnaie libre. 
Comment réaliser la partie monnaie libre de façon plus "fluide"? mettre des marqueurs sur les pièces pour connaître instantanément leur valeur, sans avoir besoin de recalculer à chaque tour ? Nicolas, de Montpellier, a fait une proposition, dans ce sens,... à suivre.
  • Les témoignages de fonctionnement des groupes locaux

1°constat : il faut être plusieurs pour organiser un apéro M.L. (pas le travail d’un seul, qui se démène, … et s’épuise).
2°Quelle devrait être la chronologie de notre organisation ?
  •         Trouver des nouveaux membres potentiels, en se déplaçant dans les festivals, 
  • En allant dans les apéros monnaie libre des voisins pour aider et signaler sa propre organisation.
  • A Toulouse, l'association "UN MUR DANS LE RÉEL" affiche gratuitement et légalement les messages associatifs et citoyens sur les panneaux d'expression libre et sur internet.
  • récemment, j'ai vu une Murétaine annoncer son apéro monnaie libre sur Gchange. Facile. Tout le monde peut en faire autant;
  •        Identifier leurs attentes et leurs propositions,
  •         Organiser un apéro M.L. local (arrêter de courir et de disperser son énergie dans tout le département ; élaborons un lieu d’échanges locaux),
  •         Identifier les besoins communs (ex : légumes  issus de la permaculture) afin de grouper les demandes et rechercher un interlocuteur commun,
  •         Recruter des producteurs locaux, pour cela :
  • les questionner sur leurs besoins (voir questionnaire  à rédiger collectivement),
  • les informer sur la fiscalité,
  • leur attribuer un interlocuteur. 
  •         Répartir les taches et les fonctions au sein du groupe M.L.
  •         Dynamiser le groupe, en faisant des ateliers,
  •         Évaluer régulièrement nos résultats et en tirer des conclusions.
3° Les supports de com’ du groupe local :
  •         Qui le fait ?
  •         Comment ? (site ?, blog ?, lettre mensuelle ?, réseaux sociaux ?, presse ?, sites de loisirs ?)
  •         quelles sont les infos utiles ? (gmarchés, apéros M.L., et qques articles ?
4° Mutualiser nos productions, nos stratégies (grouper Aude et P.O. sous un seul site, acheter un domaine commun) et notre com’ .
5° Mise au point sur les certifications, les conditions à remplir :
  •         respecter le protocole de certification présenté sur Duniter,
  •         demander au candidat d’inscrire son nom de famille lorsqu’il ouvre un compte,
  •         lui demander ses coordonnées (adresse, tel, courriel)
  •         lui demander de s’inscrire sur gchange et d’y faire deux offres et deux demandes (ne pas parler de g1lit, ni  de gcoin -car la multiplication des supports d’échanges, divise les sources d’infos)
  •         ne faire qu’une certification à la fois et surveiller son avancée sur « g1-monit.librelois.fr »
  •           rendre les certifications.
6° Assurer une permanence locale, pour des explications individuelles.
7° Responsabiliser le futur membre. Certains groupes locaux préconisent de faire payer le membre qui participe à un atelier.
8° Faire des calendriers locaux pour éviter de surcharger les sites régionaux,  et mutualiser les informations et les productions en utilisant des liens.
9° Créer des rencontres entre groupes locaux.