boite à livres

      Il faut à tout prix lire les livres de Pierre lance ! «Savants maudits, chercheurs exclus», sont des biographies de savants et chercheurs brimés par l’État français. Ce "premier volume" trouvé dans une boite à livres, m’a plus qu’aucune autre lecture, ouvert les yeux sur ces sujets qui nous concernent tous : santé, justice, énergie etc. Voici l’épilogue recopié au mot près :

      Vous allez bientôt, ami lecteur , refermer ce livre. Mais je vous en conjure, ne refermez pas votre esprit !

      Car les injustices dont je vous ai fait part, au-delà de ces douze chercheurs qui les ont subies, c’est vous-même qui en êtes victime. Et vos enfants, vos petits enfants le seront encore, car elles portent en germe, des cataclysmes inconcevables.

      La démocratie confisquée, la science et la médecine dévoyées, la classe politique ignare ou corrompue, la fonction publique envahie de « petits marquis » incompétents et sournois, tout cela nous mène vers la déchéance collective, sur fond de maladies nouvelles, imparables et explosives.

      La France doit redevenir le pays de la douceur de vivre ! Le pays de la liberté, de l’équité, de la responsabilité.

      Les français ont droit à une agriculture naturelle, à une alimentation saine, à une médecine honnête, à un environnement régénéré. Vous le pensez comme moi sans doute, mais vous vous dites : que puis-je faire ? Que puis-je donc, moi, citoyen solitaire faible et désarmé, contre l’État obèse et tentaculaire qui a tout investi et qui couvre de son ombre propice, les machinations d’invisibles tyranneaux habiles à s’en servir.

       Je vais certainement vous surprendre. Mais vous pouvez faire quelque chose d’immense : vous pouvez lire et vous pouvez faire lire. C’est bien peu dites-vous. C’est beaucoup plus que vous ne croyez. Souvenez-vous de ce qu’on a appelé le « siècle des lumières ». La civilisation changea soudain de visage et d’allure. Le monde sentit se lever une immense espérance, éveillée par ceux qui lisaient, souvent hélas gâchée ou dévoyée par ceux qui ne lisaient pas.

      J’exagère ? Pas du tout.

      La révolution française naquit dans les livres. Ses pères se nommaient Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Diderot, d’Alembert et j’en oublie. Ceux qui les lisaient portaient l’avenir dans leurs mains. Et si ce pauvre bougre de Louis XVI avait mieux prêté l’oreille à ceux qui écrivaient et qui lisaient, il aurait su faire à temps les réformes nécessaires et du même coup il aurait sauvé sa tête ainsi que la paix civile.

      Mais nos hommes politiques ne lisent pas ! (Ne lisent pas de livres veux-je dire). Et les français ne lisent pas assez. Savez-vous que nous lisons trois à quatre fois moins de livres que les Anglais, que les Allemands, que les Hollandais ? Et si étrange que cela puisse paraître, toutes nos faiblesses en découlent

      Parce que les journaux, les radios, les télévisions, ne vous restituent que l’écume des choses. Dans les meilleurs cas, ils vous ouvrent des pistes. Mais il faut vous y engager, équipé de bons livres, qui seuls peuvent vous permettre d’approfondir les questions essentielles, de découvrir les rouages de la société, les secrets de la vie, les mystères du monde. Si vous lisez des livres, si vous les faites lire, vous avez déjà commencé la révolution, la vraie, celle des esprits et non celle des rues.

      Le présent volume est un cri d’indignation, mais aussi, vous l’avez compris, un cri d’alarme, un cri d’espoir. Et ce cri a besoin de votre porte-voix. Quoique plein de défauts sans doute, ce livre tente d’ouvrir les yeux sur quelques vérités cachées, sur quelques destins oubliés et sur quelques sombres menaces.

      S’il a su éveiller votre intérêt et si vous pensez que vos amis doivent le lire, surtout ne leur prêtez pas ! Vendez-leur.

      Parce qu’un livre n’a dans la société d’aujourd’hui que le poids de son tirage. A la force de ses idées, il lui faut encore ajouter le nombre de ses acheteurs, qui seul peut émouvoir les haut-parleurs des petits écrans. Alors, peut-être, quelque chose pourra changer.

      Car lire et faire lire c’est agir, n’en doutez pas !


Cannes, le 6 mars 2003

savants maudits chercheurs exclus, T1